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Cameroun- Un expert en décentralisation parle de la lourde responsabilité qui attend les futurs maires

Face à la presse locale, le 17 Février dernier, à Ebolowa, Patrice Messanga Abessolo, a reprecisé la feuille de route des exécutifs communaux.

Dans la mouvance du renouvellement des exécutifs communaux, les défis des futurs Maires sont réels. Ils sont d’ailleurs bien inscrits dans le corpus réglementaire qui encadre la décentralisation. La loi de 2004 et le code général des collectivités territoriales décentralisées de 2019 seront ainsi les livres de chevet qui vont guider l’action des Maires. Pour Patrice Messanga Abessolo expert en décentralisation  » ces défis sont des défis de développement. Vous savez que le développement c’est un changement d’étape vers le mieux. L’État a permis aux localités de gérer elles-mêmes ce développement, de l’implémenter à travers un certain nombre de compétences qui leur ont été transférées « .

L’épineux problème de financement de la décentralisation

Heureusement le code général des collectivités territoriales décentralisées a posé de façon franche et claire la problématique du financement de la décentralisation. Ceci avec une dotation spéciale qui tournait autour de cinquante milliards de FCFA. Et du coup les voix se sont élevées pour décrier cette légèreté de l’État qui ne faisait pas assez pour les localités. Ceci compte tenu des trois cent soixante communes d’arrondissements et des quatorze communautés urbaines. La révolution engendrée avec l’avènement du Cameroun nouveau va booster le développement de ces localités avec un financement à hauteur de quinze pour cent du budget de l’État.

Les perspectives pour les populations

En dehors des dotations et ressources ponctuelles ou spontanées venant des sectorielles chaque commune pourra encaisser environ un milliard de FCFA pour les projets de développement. Ce d’autant plus que la base du développement est la commune. Ce qui augure de belles perspectives pour sortir les populations de l’ornière. Mais là encore se pose le problème de la gouvernance qui appelle la sincérité dans les comptes. Selon Patrice Messanga Abessolo  » aujourd’hui est ce qu’on peut parler de sincérité tant est-il que la recevabilité des comptes fait défaut dans nos communes. Il y’a également l’implication très forte des populations dans la gestion car on ne peut pas parler de développement sans l’implication des populations « .
C’est donc une nouvelle ère qui s’ouvre avec une marge de manœuvre très grande pour les Maires. Le but ici étant d’améliorer les conditions de vie des populations à la base.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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