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Cameroun- Impliquée dans un scandale foncier : Ketcha Courtes dans la tourmente

  Le ministre de l’habitat et du développement urbain a perdu le sommeil depuis l’effroyable destruction des biens de veuve Elisabeth Keukwa qu’elle a ordonné, et ceci sans avoir recours à une ordonnance de justice  à Bangangté il y a quelques temps. Des informations parvenues sur la table du chef de l’État, en plus des poursuites engagées contre elle, pour trafic d’influence et abus de pouvoir. 

 

    L’on  a beau ressacer son passé, mais l’histoire retiendra toujours. Sauf que Célestine Ketcha Courtes n’apprend pas de ses erreurs. L’ancien maire de Bangangté est à nouveau devant les tribunaux. Cette fois ci c’est pour répondre des faits d’abus d’autorité, de délit d’initié et de filouterie foncière. Dans un litige foncier qui l’oppose à la veuve du pasteur Moïse Keukwa, son défunt oncle. C’est donc un retour auprès des tribunaux qui prête à la descente aux enfers. Quand on jette un regard panoramique sur son casier judiciaire. On lit, condamnation d’emprisonnement d’un an avec sursis de trois ans, dans l’affaire louche. Pour être précis, l’on lui reprocha le délit d’usage d’un faux en écriture de banque, d’abus de droit sociaux et de crédit . Pire encore d’un détournement de l’ordre de plus 50 millions dans le litige qui l’opposa à l’homme d’affaires Célestin Ketchanga. À peine ce dossier est classé. Mme le ministre de l’habitat et du développement urbain Célestine Ketcha Courtes est à nouveau sur le coup d’une condamnation, pouvant jouer sur son poste au gouvernement. L’ayant mise en jeu pour s’accaparer des biens de son feu oncle.

 

       Ketcha Courtes en flagrant délit de destruction des biens de veuve Elisabeth Keukwa

 

   Son oncle, le pasteur Moïse Keukwa a acquis un lot de terrain 310 portant sur un titre foncier numéro 1295/ Nde, situé au quartier nº 4 de la ville de Bangangté dans le département du Nde région de l’Ouest. Une propriété qu’elle s’active malicieusement à arracher à la veuve Elisabeth Keukwa. Selon nos sources dignes de foi, le ministre Célestine Ketcha Courtes accompagnée d’une équipe de policiers et des agents de mairie de Bangangté, a fait irruption sur le domicile privé de la veuve Elisabeth Keukwa. Au mépris du droit et en piétinant la justice camerounaise, en l’absence d’une ordonnance, les engins dirigés par ses soins, ont détruit les biens privés de la famille du feu révérend pasteur Keukwa. Comportant des tas de parpaings, six mille au total, un garage pour tôlerie automobile et électricité et une barrière en matériaux définitif. Une vraie barbarie. En plus venant d’un membre du gouvernement. Se servant de son pouvoir, pour éconduire les forces de l’ordre. Très surprenant et inadmissible dans un État en pleine expansion. Ce qui ne restera pas dans l’impunité. D’ailleurs, la veuve Elisabeth Keukwa en a fait serment. En saisissant la justice une fois de plus, pour constater cette bavure, qui risque créer un soulèvement de ce côté.

 

L’étau se resserre sur Dame Célestine Ketcha Courtes

 

 Plus légaliste que le chef de l’État Paul Biya, il n’y à pas. Si lui-même, chef suprême accorde une importance cardinale au respect des lois et règlements, pourquoi un ministre nommé par sa diligence ferai le contraire ? Surtout en piétinant son décret. Lorsqu’on sait quelle se déclare adjutatrice du lot de terrain de son défunt oncle. Elle même déjà fait propriétaire d’un autre lot dans la même ville, Bangangté. Étant donné que le décret du président de la république Nº 95- 146 du 04 août 1995 interdit une double acquisition dans un centre urbain. Sauf dérogation spéciale du chef de l’État, en fonction de l’investissement. À ce qu’on ne sache, aucun acte ne lui concède ce droit. Ni le président de la république du Cameroun, ni un recours à une ordonnance de justice. Connaissant l’homme Biya, il n’est pas exclut qu’elle soit frappée par le sceau républicain. Il est clair que Mme le ministre de l’habitat et du développement urbain rame à contre-courant. Ce ne sera pas une surprise, si son nom n’apparaît plus au prochain remaniement ministériel en gestation. Et si l’on s’en tient au source, ce dossier est sur la table du chef de l’État. Célestine Ketcha Courtes pourra être rattrapée par ses casseroles. Plus que quelques temps, elle sera mise à la disposition de la justice camerounaise. Car nul n’est au dessus de la loi. C’est un principe fondamental, inscrit dans la constitution du pays.

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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