Grève à Total Cameroun : les chauffeurs en colère

Les chauffeurs camerounais des camions citernes des produits pétroliers et hydrocarbures appartenant à la multinationale française Total ont depuis ce matin, 25 août 2020, décidé de garer. Ils ont pris d’assaut toutes les délégations de la société d’État de dépôt des produits pétroliers ( Scdp) du Cameroun pour exprimer leur ras-le-bol.
Ils dénoncent une série d’abus de la part de leurs employeurs sous-traitant de la firme française de la distribution des hydrocarbures au Cameroun.
Sur tout l’étendue du territoire national, les chauffeurs sont unanimes. Aucun camion citerne ne bougera tant que leurs réclamations ne seront prises en compte.
En effet, depuis un certain temps, dans le but d’accroître le système de sécurité, de suivi et de contrôle de ses produits, le géant français s’est lancé dans une dynamique d’installer caméra de surveillance à infra rouge, système GPS et bien d’autres gadgets.
Cette engagement est sans compter sur les risques auxquels sont exposés le personnel qui se tord tant bien que mal à cheminer le produit à bon port. Au-delà des risques de maladie, les chauffeurs réunis autour du Synacophycam ( Syndicat national des conducteurs de produits et hydrocarbures du Cameroun), se plaignent du contrôle systématique qui les exposé à des sanctions sans fondements. « ses caméras en plus de nous exposer à des maladies, il suffit que vous somnoliez un peu ou encore que vous gariez pour vous reposer, les caméras vous signalent. Ce qui expose nos salaires, qui ne sont pas déjà consistant. », confie Tchounga Emmanuel, délégué du Synacophycam.
Certains chauffeurs de ces camions confient à votre journal qu’ils perçoivent moins de 80 000 fcfa par mois. De plus, il n’y a aucune traçabilité financière. L’assurance maladie est une énigme dans la maison. Pour ce qui est de l’affiliation à la CNPS, c’est quelque chose d’inexistant. « parfois notre salaire arrive via Orange money quand vous êtes assis dans un bar. » avoue un plaignant qui a requis l’anonymat.
A en croire, les plaignants, la multinationale française de distribution de produits pétroliers et hydrocarbures installée au Cameroun, fonctionnerait avec des sous traitant qui ensemble, se rendent complices de ce fonctionnement qui mène la vie dure à ses pères de familles.
A titre de rappel, cette grève, se tient sur toute l’étendue du territoire national. Tout porte à croire que si rien n’est fait, les stations à essence de Total Cameroun risquent de tarir.



