Maladie à virus Marburg: Le Cameroun sur le qui-vive

Maladie à virus Marburg: Le Cameroun sur le qui-vive
Le ministre de la santé publique Malachie Manaouda a tenu ce 14 février 2023 à Yaoundé, une réunion de concertation en compagnie des administrations publiques sectorielles et les partenaires techniques et financiers.
Aucun décès ou cas confirmé de cette fièvre hémorragique n’a été décelé sur le sol camerounais. En alerte depuis le 9 février 2023, le Cameroun s’attèle à renforcer son dispositif de surveillance, de préparation et de réponse. « Nous avons reçu l’alerte du pays ami et voisin, la Guinée-Equatoriale depuis le 9 février et depuis ce jour, nous nous sommes mis au travail. Les équipes ont été constituées et ont fait des descentes sur le terrain. Les équipes du Cameroun sont entrées dans l’actualisation du plan de réponse comme cela se fait pour toutes les épidémies. Mais je voudrais dire, a date, nous n’avons pas encore au Cameroun de cas confirmé. Nous avons eu quelques cas suspects à Olamze, d’ailleurs il y en a eu deux, mais il s’est avéré qu’après investigations c’était des cas de paludisme. Mais pour le moment, nous n’avons aucun cas confirmé au Cameroun. », Tient à rassurer le ministre de la santé publique, Malachie Manaouda.
Notons que le personnel de santé des districts de santé de Kye-ossi, Olamze et Ambam a été briefé sur la prévention et le contrôle des infections. De plus, la capacité de prise en charge de ces districts ont été évalués et renforcés, le dialogue communautaire pour susciter l’implication des leaders communautaires et religieux dans la détection des cas a été établi. Le plan de préparation et de réponse aux maladies hémorragiques virales est en cours de finalisation.
Aucun médicament ni vaccin disponible pour le moment
La maladie à virus Marburg qui sévit actuellement en Guinée Equatoriale (dans huit villages frontaliers de la région du Sud), est à ce jour à sa 16e apparition, dont 11 en Afrique, depuis l’enregistrement du premier cas en 1967 à Marburg en Allemagne. De la même famille que la fièvre hémorragique a virus Ebola, elle est une zoonose transmisse par contact direct avec l’animal ou la personne infectée.
La manipulation des corps, les mouvements des populations, le contact avec les objets souilles en sont quelques facteurs d’exposition. Elle a une incubation de 2 a 21 jours avec un taux de létalité qui peut atteindre jusqu’à 88% lors des grandes flambées. Jusqu’à date, il n’existe pas de médicaments dont l’efficacité a été prouvée, encore moins un vaccin. La prise ne charge actuelle se limite à soigner les symptômes et a améliorer la survie du malade.
Myriam DJAMEN



