Cameroun- Lutte contre les discours de haine et la xénophobie: La CNPBM et 14 organisations de la société civile signent un protocole d’accord

Cameroun- Lutte contre les discours de haine et la xénophobie: La CNPBM et 14 organisations de la société civile signent un protocole d’accord
La cérémonie y relative s’est déroulée ce 1er juin 2023 au siège de la Commission Nationale pour le Bilinguisme et le Multiculturalisme(CNPBM), sous l’égide de son président Peter Mafany Musongue.
Comme annoncé l’année dernière, c’est désormais acté. En effet, dans un souci de lutter contre les discours de haine et la xénophobie au Cameroun, le CNPBM et son président Peter Mafany Musongue a ratifié ce 1er juin 2023 à son siège à Yaoundé, un protocole d’accord avec 14 organisations de la société civile.
Ainsi, le choix porte sur ces organisations s’expliquent selon le président par le fait que ces derniers sont en contact directs dans leurs différentes activités régaliennes, avec des populations locales avec lesquelles ils parlent la même langue et créer en cela un climat de confiance, « Il ressort des rapports de terrain que vous avez transmis à la Commission que vous avez accompli beaucoup de choses, malgré les ressources encore insuffisantes mis à votre dispositions par la Commission. Mais à l’évidence, nous devons tous redoubler d’efforts, changer de stratégie et adopter une démarche frontale dans la lutte contre le discours de haine. Nous devons rappeler à nos compatriotes les dispositions légales en vigueurs qui punissent les auteurs de discours de haine et d’actes de xénophobie. La lutte contre le discours de haine et la xénophobie doit être l’affaire de tous, car si ces fléaux sociaux ne sont pas endiguées, nous allons tous en subir les conséquences.», a martelé le président de la CNPBM.
Une onction donne par Peter Mafany Musongue a ses différentes présidents de ces différentes organisations de la société civile, qui cette année dans l’atteinte de leurs objectifs pourront compter sur le soutien des antennes régionales qui sont dorénavant opérationnelles, des avancées qui ont été bien accueillis par les différents signataires tel que Andzongo Blaise Pascal, président de l’association camerounaise d’éducation aux medias, « depuis notre création en 2016, nous avons engagé des actions concrètes d’abord auprès des jeunes où nous menons des activités de sensibilisation, de formation, des jeux concours que ce soit en ligne ou sur le terrain, pour engager les jeunes dans la lutte contre ce fléau qui est entrain de diviser le pays. Avec la CNPBM, nous avons institué un slogan qu’on appelle « partageons le ndolo, la haine c’est le ndem. » pour montrer aux jeunes qu’à travers l’amour on est capable d’avoir un Cameroun vivable. La question de discours de haine est assez complexe, parfois un mot qu’on a dit sans avoir l’intention de blesser qui va blesser celui qui va le recevoir, donc il y a un problème de communication, de savoir comment on va s’exprimer en ligne, de comprendre les émotions des autres, et savoir comment les uns et les autres vont être tolérant , de savoir partager la paix, de savoir que nous sommes tous habitants de la terre, nous avons besoin de vivre en harmonie pour que la paix puisse régner. », A-t-il indiqué.
Afin que les jeunes puisse mieux s’organiser et ressortir leurs talents dans leur domaine de compétence, il faut savoir cultiver la paix, le vivre-ensemble et l’harmonie, tel est le leitmotiv de l’association dénommée la Jeunesse Emergente et Républicaine du Cameroun, « notre association tend à rapprocher tous les jeunes du pays quel que soit leur appartenance, politique, ethnique, religieuse. Il faut que la jeunesse puisse s’organiser afin de mieux ressortir leur talent dans leur domaine de compétence. A près d’un an et demi de création, nous avons rempli nos cahiers de charges, nous avons fait plusieurs sensibilisation notamment dans le domaine de l’immigration clandestine, de la journée mondiale de l’enfant africain et nous avons célébrer toutes les fêtes républicaines. Lors de nos descentes, nous martelons toujours que le seul héritage que nous avons c’est notre pays, nous sommes tous les frères, nous sommes des enfants d’une même mère. Nous devons nous unir pour ensemble construire et bâtir notre pays. », Souligne, Cathy Meba’a, présidente de la Jeunesse Emergente et Républicaine du Cameroun.
Myriane Djamegne



