Cameroun- Protection de la nature: La phase 2 du projet biosécurité lancée

Cameroun- Protection de la nature: La phase 2 du projet biosécurité lancée
Étant donné que les envahisseurs biologiques constituent une menace non seulement pour l’environnement, mais aussi pour la santé humaine, animale et végétale, il est essentiel que le Cameroun soit prêt à tout moment à faire face aux imprévus. Raison pour laquelle, le projet de biosécurité a été mis en place au Cameroun. Après la phase un achévée sur une note de satisfaction, place à la phase deux. Le Ministre de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable Hélé Pierre a procédé, le 12 septembre dernier, à son lancement officiel.
Cette deuxième phase du projet de Biosécurité au Cameroun vise le renforcement des cadres institutionnels de biosécurité dans la gestion des organismes vivants modifiés et des espèces exotiques envahissantes par le biais d’une mesure coordonnée d’analyse des risques. À cet égard, le gouvernement camerounais vise le renforcement de l’infrastructure nationale de biosécurité en étendant les réseaux de surveillance, en améliorant les capacités des laboratoires et en mettant en œuvre des systèmes avancés d’évaluation et de gestion des risques. Au cours de cette phase, il est question de mettre l’accent sur le renforcement des capacités et le transfert de connaissances, en dotant la main-d’œuvre des compétences et de l’expertise nécessaires pour faire face efficacement aux nouvelles menaces en matière de biosécurité.
Il faut le dire, les organismes génétiquement modifiés, les organismes vivants modifiés, ou encore, les
espèces exotiques envahissantes; sont jugées extrêmement dangereuses pour la santé et la vie des animaux, des plantes, de l’environnement et même de l’homme. Il est donc important de prendre des mesures adéquates pour limiter ou du moins prévenir au maximum les dégats.
Le Cameroun compte 92 % des écosystèmes africains. La biodiversité du pays se caractérise par une abondance d’espèces endémiques d’importance nationale et régionale, dont beaucoup sont menacées d’extinction. Les espèces exotiques envahissantes constituent donc une menace réelle pour la biodiversité au Cameroun comme ailleurs. Pour Hélé Pierre, » À ce jour, nos efforts en matière de biosécurité sont encore insuffisants, d’où l’importance de ce projet. »
Ainsi, le projet de biosécurité au Cameroun, est une approche stratégique et intégrée qui englobe les politiques et les cadres réglementaires de l’analyse et de la gestion des risques dans le secteur de la sécurité alimentaire, de la vie et de la santé des animaux, de la vie et de la santé des plantes et des risques environnementaux qui y sont associés. Ce sont aussi des mesures juridiques et techniques qui encadrent l’introduction d’organismes nuisibles aux végétaux, de parasites et de maladies des animaux et de zoonoses, l’introduction et la libération d’organismes génétiquement modifiés et des produits dérivés, ainsi que l’introduction et la gestion d’espèces exotiques envahissants.
En rappel, la première phase d’exécution du projet de Biosécurité au Cameroun s’est tenue de 2011 à 2018. Ces 08 années auront permis l’élaboration de plusieurs documents de politique, des manuels techniques et de formation pour répondre aux principales questions de biosécurité nationale. L’on peut citer entre autres le manuel sur les plans d’urgence et les interventions d’urgence, le manuel sur les systèmes d’inspection, l’analyse du risque phytosanitaire, les systèmes de gestion fondés sur le risque, ainsi que des manuels de formation sur la détection, le diagnostic et la surveillance des envahisseurs biologiques.
En outre, une liste des espèces envahissantes prioritaires a été dressée, et un plan de communication et de sensibilisation à la biosécurité dressé.
Au cours de cette même phase du projet, plusieurs membres du personnel du Minepded ainsi que d’autres Départements Ministériels et Institutions pertinentes ont bénéficié d’une formation sur des questions thématiques clés en matière de biosécurité.
Bien plus, les capacités institutionnelles de deux laboratoires de biotechnologie, notamment le Centre de biotechnologie de l’Université de Yaoundé I et l’Unité de biotechnologie de l’Université de Buea ont été renforcées, grâce à l’acquisition d’équipements de laboratoire modernes pour la détection, le diagnostic et le suivi des organismes vivants modifiés.
Par ailleurs, un avant-projet de loi sur la biosécurité, a été déposé. Selon Hélé Pierre, la procédure de validation est en cours.

Cette réunion de lancement était également l’occasion de signer la Convention entre le MINEPDED et les Universités de Yaoundé I et de Buea sur l’utilisation du matériel de laboratoire acquis au cours de la première phase d’exécution du projet et donné aux laboratoires de biotechnologie des universités respectives.



