Cameroun – Affaire C.C.O SARL contre les populations de Badjop-Ndopenda: Henri Eyebe Ayissi trouve un terrain d’entente
Cameroun - Affaire C.C.O SARL contre les populations de Badjop-Ndopenda: Henri Eyebe Ayissi trouve un terrain d'entente

Cameroun – Affaire C.C.O SARL contre les populations de Badjop-Ndopenda: Henri Eyebe Ayissi trouve un terrain d’entente
Le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières annonce ainsi un nouveau départ pour les populations riveraines et le promoteur de la société C.C.O SARL, avec un environnement revitalisé et un cadre légal pour la valorisation des terres ancestrales.
«Il n’y a pas de perdants, il n’y a que des gagnants».C’est ainsi que le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières, Henri Eyebe Ayissi, a réagi le 11 septembre dernier à la conclusion d’un litige foncier qui opposait les populations du canton Badjop-Ndogpenda à la société Complexe Cosmétique de l’Ouest (C.C.O SARL), qui opère dans le secteur de la cosmétique, dans l’arrondissement de Yabassi, département du Nkam, région du Littoral.
Cette issue favorable a été rendue possible grâce à un arrêté ministériel portant sur le règlement définitif du litige foncier qui stipule que les populations riveraines recevront une superficie totale de 2 346,85 hectares concernant les espaces fonciers non exploités, tandis que 268,75 hectares ont été mentionnés dans le cadre de l’accord. Par ailleurs, un espace vital sera délimité à deux kilomètres des routes principales, hors des plantations de la société C.C.O SARL. En outre, les parties prenantes pourront entamer des procédures d’immatriculation sur les parcelles qui leur sont attribuées, conformément aux dispositions de l’arrêté. Les collectivités coutumières et les communautés familiales pourront également envisager des procédures d’immatriculation directe dans ces espaces. La société C.C.O SARL pourra, quant à elle, solliciter un acte de concession provisoire, avec pour objectif d’établir des baux emphytéotiques renouvelables.
Selon le ministre, les populations et le promoteur de la société vont désormais évoluer dans un environnement favorable, ce qui permettra à la C.C.O SARL de poursuivre ses activités de manière paisible, en attendant la mise en œuvre effective des mesures. À cet effet, un comité technique ad hoc a été constitué et placé sous la coordination du Secrétaire Général du MINDCAF. Ce comité a pour mission de suivre et d’examiner les arrangements consensuels entre les parties prenantes, et devra rendre son rapport avant le 31 octobre 2025.
Le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières a rappelé que le préfet du Nkam et le délégué départemental des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières sont responsables de l’exécution des décisions prévues dans l’arrêté. « Nous allons nous atteler sur le terrain à veiller à ce que toutes les directives données par le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières soient exécutées », a rassuré Achille Kuate Gne, le deuxième adjoint préfectoral du Nkam.
Le conflit foncier avait débuté lorsque les populations ont exprimé des plaintes concernant les effets néfastes de l’occupation et de l’exploitation des terres par la société C.C.O SARL sans titre juridique. Henri Eyebe Ayissi a mené une mission d’évaluation sur le terrain les 23 et 24 janvier 2025, puis a présidé une réunion élargie le 16 avril 2025 pour trouver des solutions au conflit. Lors de cette réunion, il a déclaré que la C.C.O SARL n’était pas titulaire d’un titre juridique sur les terrains qu’elle exploitait et a expliqué les contours de l’arrêté ministériel aux parties prenantes. Et c’est ainsi que le promoteur de la société C.C.O SARL a finalement accepté de signer l’arrêté ministériel.
Les chefs du canton Badjop-Ndogpenda ont exprimé leur satisfaction et leur gratitude envers le ministre pour avoir pris en compte leurs préoccupations. « C’est un sentiment de satisfaction. Nous avons exprimé nos préoccupations, et nous sommes contents que le gouvernement et le chef de l’État aient été attentifs à notre appel. Nous sommes ravis que la proposition que nous avons faite au début de ce processus ait été réalisée grâce à l’engagement du ministre. Notre rêve était que le règlement de ce litige constitue un modèle pour des cas similaires dans notre pays. Nous pensons que cela sera effectivement un modèle de règlement qui permettra un développement harmonieux, où les promoteurs pourront prospérer tout en permettant aux populations de bénéficier de la mise en valeur de leurs terres ancestrales », a déclaré le chef du canton Badjop-Ndogpenda, Sa Majesté Paul Mbondjo Ngolong.



