Calixthe Beyala dénonce des menaces ciblées après la présidentielle

L’écrivaine et figure panafricaniste Calixthe Beyala a récemment exprimé de vives inquiétudes concernant sa sécurité, dénonçant des menaces persistantes dont elle serait victime. Dans des déclarations publiques, elle affirme que ces intimidations, qui durent depuis près de cinq ans, proviendraient systématiquement d’un même groupe communautaire.
Un engagement politique source de tensions
Ces allégations interviennent dans le contexte de son soutien affiché à Issa Tchiroma, candidat à l’élection présidentielle camerounaise du 12 octobre 2025. Beyala précise que son action se limite à la défense de ses convictions politiques et de celles de son candidat, sans s’attaquer aux personnes. Elle estime que dénoncer ce qu’elle qualifie de fraudes électorales et de violences ne constitue pas un acte répréhensible.
Allégations sur les violences post-électorales
L’auteure associe également ces menaces à ses prises de position concernant les événements survenus après le scrutin. Elle avance que des manifestations pacifiques, appelées par le candidat Tchiroma, ont été réprimées par les forces de l’ordre, entraînant la mort de plusieurs jeunes Camerounais. Selon elle, ces incidents expliqueraient en partie la réaction mitigée d’une partie de la communauté internationale, notamment l’Union européenne et les Nations unies, qui se seraient abstenues de féliciter le président sortant Paul Biya pour sa réélection.
Face aux pressions qu’elle dit subir, Calixthe Beyala maintient son discours, assurant que les faits qu’elle dénonce sont indélébiles. Elle conclut ses propos en annonçant son prochain retour au Cameroun, malgré les risques qu’elle affirme encourir.



