Alice Nkom défend le boycott électoral de l’opposition camerounaise

La stratégie de boycott des prochaines élections législatives et municipales, prévues en 2026, trouve une défenseuse de poids en la personne de l’avocate Alice Nkom. Porte-parole désignée d’Issa Tchiroma Bakary, figure de l’opposition en exil, elle a récemment exposé les raisons de cette position.
Une décision présentée comme une conséquence logique
Pour Me Nkom, cette initiative ne constitue pas un acte isolé, mais la réponse directe à une situation politique qu’elle juge bloquée. Elle y voit la suite logique de la contestation des résultats de l’élection présidentielle d’octobre 2025, dont Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et candidat, se déclare le vainqueur non installé. Dans ce contexte, participer à un nouveau scrutin est perçu par cette frange de l’opposition comme une validation d’un processus qu’elle estime illégitime.
Une stratégie parmi d’autres formes de lutte
L’avocate a pris soin de nuancer son propos, indiquant que le boycott ne signifiait pas l’abandon de toute action politique. Elle a souligné que la lutte pouvait revêtir diverses formes et que toutes les stratégies visant à contester un pouvoir considéré comme illégitime méritaient d’être soutenues. Elle a appelé à documenter et à dénoncer les méthodes utilisées, selon elle, pour se maintenir au pouvoir, ainsi qu’à soutenir les candidats qui incarnent, à ses yeux, une alternative crédible.
Cette position ne fait cependant pas l’unanimité au sein de la mouvance opposante. L’appel au boycott rencontre des réticences et ne parvient pas à fédérer toutes les tendances. À ce jour, des formations politiques majeures, comme le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, ne se sont pas officiellement prononcées sur cette question, laissant planer le doute sur une éventuelle unité d’action de l’opposition à l’approche des prochains scrutins.



