Yamb Ntimba interpelle le gouvernement sur la fin du contrat SGS au Port de Douala

L’avenir du contrôle par scanning des conteneurs au Port Autonome de Douala (PAD) suscite une interpellation publique. L’observateur politique et panafricaniste Yamb Ntimba a récemment soulevé des questions concernant la situation contractuelle liant l’État camerounais à la société SGS, chargée de ces opérations.
Un contrat arrivé à échéance selon l’observateur
Le cœur du débat porte sur la durée de validité de l’accord. Yamb Ntimba rappelle que le contrat, tel que conçu, prévoyait une durée d’opération de dix ans, débutant au plus tard le 31 décembre 2015. Cette date correspondait à l’échéance contractuelle pour l’installation du dernier équipement de scanning. Un simple calcul, selon lui, permet d’établir que le terme de cet engagement est désormais atteint.
Cette situation soulève une série d’interrogations institutionnelles. L’observateur s’interroge sur la nécessité, pour le gouvernement, de prendre un acte formel pour constater l’échéance du contrat, ou si la transition des missions vers le PAD devrait être automatique. Il met en garde contre toute prolongation artificielle d’un tel accord, qui pourrait, selon son analyse, aller à l’encontre de ses propres clauses et des intérêts stratégiques nationaux.
Responsabilités et missions en question
Le débat touche également à la répartition des responsabilités. Yamb Ntimba pointe un paradoxe : si l’opérateur privé a tardé à finaliser l’installation des scanners bien au-delà de l’échéance initiale de 2015, la responsabilité d’un éventuel défaut de contrôle ou d’un incident de sécurité incomberait-elle à cet opérateur ou à l’autorité portuaire elle-même ? Cette interrogation appelle une clarification nécessaire des missions fondamentales du PAD dans le dispositif de sûreté portuaire.
Sur un ton critique, l’observateur élargit sa réflexion au mode de gouvernance de l’État. Il estime que l’exécutif devrait se concentrer sur des enjeux macro-économiques majeurs, comme la souveraineté monétaire, plutôt que de s’immiscer dans la gestion opérationnelle des entreprises et établissements publics. Selon lui, ce « micro-management » entraverait leur performance et leur contribution au développement national.
En conclusion, Yamb Ntimba lance un appel à la distinction des rôles, invitant le gouvernement à exercer pleinement ses fonctions régaliennes et stratégiques, tandis que la direction des entités publiques devrait être laissée à leurs dirigeants nommés à cet effet. Il cite en rappel des dossiers similaires, comme ceux de la DIT et de la RTC, dont l’issue reste, selon lui, en suspens.



