Politique

Aristide Mono interroge la gestion des déchets par le MINAT

La gestion des déchets plastiques au Cameroun et le rôle du ministère de l’Administration territoriale (MINAT) ont été au cœur d’un débat public récent. Lors d’une émission politique dominicale, une voix s’est élevée pour interroger la pertinence et l’efficacité des actions menées par cette institution.

Des interrogations sur la stratégie et les compétences

L’attention s’est portée sur une opération récente du MINAT, qui a distribué des équipements de base, comme des brouettes et des pelles, à certaines municipalités pour lutter contre l’insalubrité. Pour le commentateur politique, cette initiative soulève des questions fondamentales sur la mission première du ministère et l’allocation de ses ressources.

Des doutes ont été émis quant à l’existence d’une ligne budgétaire spécifiquement dédiée à la gestion des déchets au sein du ministère, interrogeant ainsi l’origine des fonds utilisés pour ces distributions. La pertinence de mobiliser des moyens, parfois jugés modestes au regard d’autres défis territoriaux, pour ce type d’actions a également été soulignée.

L’analyse suggère que le problème structurel de l’insalubrité urbaine et de la pollution plastique ne saurait être résolu par la simple fourniture d’outils manuels. Cette approche est perçue par certains observateurs comme relevant davantage d’une logique de communication que d’une stratégie intégrée de gestion des déchets.

Un soutien local face à une « catastrophe écologique »

Cette critique contraste avec le soutien exprimé par certains élus locaux. Le maire de la commune de Ngoumou a ainsi publiquement salué l’engagement du ministre en charge du MINAT sur ce dossier. L’édile a décrit une situation environnementale alarmante, marquée par une pollution plastique omniprésente dans les sols urbains, qu’il qualifie de « catastrophe écologique ».

Il a rappelé l’existence d’une législation interdisant certains produits plastiques, tout en déplorant son application insuffisante. Pour cet élu, l’action du ministère va dans le bon sens, et il a plaidé pour un renforcement des mesures, incluant un appui plus marqué des autorités administratives et des forces de l’ordre sur le terrain pour faire respecter la loi.

Ce débat met en lumière les tensions et les questionnements autour de la répartition des rôles dans la gestion de l’environnement urbain. Il interroge la coordination entre l’action centrale des ministères et les responsabilités dévolues aux collectivités territoriales, dans un contexte où la problématique des déchets dépasse le simple cadre de l’équipement pour toucher à la régulation, à l’application des lois et à une planification à long terme.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page