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Francophonie, diplomatie et santé mentale : le CIFADDEG ouvre le débat

Francophonie, diplomatie et santé mentale : le CIFADDEG ouvre le débat

Francophonie, diplomatie et santé mentale : le CIFADDEG ouvre le débat

Le Groupe universitaire IPAD–CIFADDEG–ESMAP a organisé, ce jeudi 5 mars 2026 sur le campus du CIFADDEG à Soa, la toute première édition de l’année académique 2025-2026 des « Cafés diplomatiques du CIFADDEG ». Cette rencontre scientifique et académique s’est tenue sous le thème général : « Santé mentale, épidémiologie et diplomatie multilatérale africaine au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ».

L’événement a réuni un panel d’intervenants de plusieurs nationalités, parmi lesquels le ministre plénipotentiaire et directeur de la Francophonie au ministère des Relations extérieures (MINREX), Dr Nguekam Joël, ainsi que plusieurs professionnels de la santé. Ensemble, ils ont échangé avec les étudiants et auditeurs sur les enjeux liés à la santé mentale et à l’épidémiologie en Afrique subsaharienne.

Cette double conférence s’inscrivait également dans le cadre du lancement des activités de la Journée internationale de la Francophonie et des initiatives marquant la célébration de la Journée internationale des droits de la femme.

La santé mentale, un enjeu encore sous-estimé en Afrique

Lors de la seconde conférence consacrée aux questions sanitaires, les intervenants ont insisté sur l’urgence de mieux prendre en compte la santé mentale sur le continent africain.

Spécialiste en neurosciences, santé publique et protection sociale, Dr Atche Malan Alain Delaroche, de nationalité ivoirienne, a souligné l’importance de briser les tabous entourant ces pathologies.

« Il est important de parler de la santé mentale en Afrique car, dans nos coutumes, elle est souvent associée à la sorcellerie et donc négligée. Selon les statistiques, près de 15 % de la population africaine est affectée », a-t-il expliqué.

Le spécialiste a particulièrement insisté sur la vulnérabilité des étudiants, souvent confrontés à des pressions sociales, financières et académiques susceptibles de fragiliser leur équilibre psychologique.

Dans la même dynamique, Dr Gbadamassi Aboudou-Razaki, médecin généraliste et coach en prise en charge des IST/VIH-Sida, de nationalité tchadienne, a présenté plusieurs axes d’analyse portant notamment sur la prévalence des troubles mentaux en Afrique centrale, les facteurs de risque socio-économiques et culturels, ainsi que les défis liés à la collecte et à l’analyse des données épidémiologiques.

Les discussions ont également porté sur les politiques publiques en matière de santé mentale et les stratégies de prévention et de prise en charge adaptées au contexte africain.

La diplomatie multilatérale africaine au sein de la Francophonie

La première conférence était consacrée à la diplomatie multilatérale africaine au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Intervenant sur cette thématique, Dr Nguekam Joël a mis en lumière les interactions entre l’OIF et les institutions africaines, notamment l’Union africaine.

Selon lui, cette rencontre académique s’inscrit dans le cadre des activités de la Semaine nationale de la Francophonie 2026 initiées par le MINREX.

« Nous avons présenté les interactions qui existent entre l’OIF et le multilatéralisme africain incarné par l’Union africaine. La Francophonie accompagne l’Union africaine dans le renforcement des capacités de ses agents et contribue à porter les problématiques africaines dans un espace international plus large », a-t-il indiqué.

Le diplomate a également encouragé les jeunes Africains à se former davantage dans le domaine des relations internationales afin de peser davantage sur les grandes décisions mondiales.

Des étudiants satisfaits de la qualité des échanges

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Les auditeurs présents à cette rencontre ont salué la pertinence des thématiques abordées et la qualité des échanges.

Pour Noeldy Grâce Ibara, étudiante congolaise en carrière internationale et diplomatique, la conférence a été particulièrement enrichissante.

« C’était une conférence enrichissante tant dans la forme que dans le fond. Pour nous qui nous orientons vers ces carrières, il est important de comprendre ce que l’OIF et l’Union africaine mettent en place », a-t-elle déclaré.

Même satisfaction du côté de Djilebou Serge Thierry, auditeur ivoirien, qui estime que ce type d’initiative contribue à valoriser les compétences africaines sur la scène internationale.

« Nous devons promouvoir le savoir africain afin de ne pas être marginalisés sur la scène internationale. Nous pouvons être des porte-flambeaux de l’Afrique et mieux la représenter dans les instances internationales », a-t-il affirmé.

Un cadre académique tourné vers l’international

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Le CIFADDEG, qui accueille cette année des étudiants issus de 18 nationalités, entend poursuivre son engagement en faveur de la réflexion académique sur les enjeux internationaux et diplomatiques contemporains.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Pr Akono Atangane Eustache, recteur du Groupe universitaire IPAD–CIFADDEG–ESMAP et professeur titulaire des universités, qui a salué cette initiative visant à renforcer la formation des futurs acteurs de la diplomatie et de la coopération internationale.

À travers ces « Cafés diplomatiques », l’institution entend offrir un espace de dialogue et d’analyse sur les grandes problématiques mondiales, tout en préparant une nouvelle génération de professionnels capables de porter la voix de l’Afrique sur la scène internationale.

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