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Cameroun – Journée Nationale de l’arbre 2026 : Vers la connexion de l’agriculteur à sa banque et son expert

Cameroun - Journée Nationale de l'arbre 2026 : Vers la connexion de l'agriculteur à sa banque et son expert

Cameroun – Journée Nationale de l’arbre 2026 : Vers la connexion de l’agriculteur à sa banque et son expert

C’est l’événement agricole de la rentrée. Le 03 octobre 2026, le Palais des Congrès de Yaoundé abritera la première édition de la Journée Nationale de l’Arbre (JOUNA 2026). Placée sous le thème : « Préparer et réussir la campagne agricole 2027 », le Cabinet International de Prestations de Services Agricoles (CIPRESA) et son CEO Evariste Kana, ambitionnent 30 millions de plants à l’horizon 2027. Pour cela, lors de la Conférence de presse, ce 21 septembre, ils proposent un nouveau modèle qui connecte enfin l’argent, l’expertise et la terre.

 

Tout est parti d’une question simple : combien rapporte un arbre à un agriculteur camerounais ? Et que fait-on quand son champ financé part en fumée ? Pendant une conférence de presse marathon à Yaoundé, le CIPRESA a donné le ton. La JOUNA 2026 ne sera pas une foire aux discours. Ce sera une place de marché. « Le rendez-vous du 03 octobre, c’est surtout de connecter les agriculteurs avec les banques de financement de projets agricoles et avec les prestataires de services et cabinets d’expertise. L’idée est vraiment qu’à la fin, l’entrepreneur qui veut se lancer ait à côté les financements, et de l’autre, les experts qui peuvent l’accompagner. Nous ne voulons plus qu’à partir de 2027, on fasse de l’agriculture comme avant », martèle Evariste Kana, CEO CIPRESA

Le triangle qui a manqué

Le CEO le dit sans détour, les projets agricoles financés ont échoué par le passé non pas faute d’argent, mais faute d’encadrement. D’où la révolution JOUNA.

Fini donc l’argent liquide direct. Tous les programmes structurants, dont trois lancés depuis 2024 et un nouveau programme jeunes depuis juillet 2025, passent désormais par les banques. La BCPME, annoncée le 03 octobre, viendra expliquer comment les sinistres agricoles, notamment les incendies de saison sèche, sont gérés et indemnisés. Quant à la Régionale Bank, elle va présenter son offre Agribanking. Objectif : la banque étudie la capacité de remboursement et le cabinet expert certifie la faisabilité.

L’expertise tout en un

« Un projet de 2ème ou 3ème génération ne peut plus se faire au bricolage du village », lance Kana. Le CIPRESA aligne 20 experts le 03 octobre. Ingénieur génie civil pour le stockage d’eau et l’irrigation, ingénieur génie électrique pour le solaire, ingénieur agroalimentaire pour réduire les 30% de pertes post-récolte. Sans oublier sa filiale d’analyse de sols et végétale qui dit non quand la terre dit non.

D’après le CEO, l’exemple qui a tout déclenché serait la commande d’un exportateur ivoirien. « Il y a 6 mois, un exportateur de mangue basé en Côte d’Ivoire commande 3 000 hectares au Cameroun. Calcul : 400 pieds à l’hectare, soit 1,2 million de plants. S’il passe à 9 000 hectares, on parle de 120 millions de plants. D’où le cap des 30 millions. Et tous ne sont pas fruitiers. La JOUNA est aussi écologique. « On ne peut plus faire des champs sans arbres. Même les maraîchers doivent créer des haies vives avec des arbres comme le campêché, qui auto-fertilise le sol, coupe le vent et absorbe massivement le CO2. On ne peut pas avoir de l’argent sans oxygène, ni de l’oxygène sans argent ».Cameroun - Journée Nationale de l'arbre 2026 : Vers la connexion de l'agriculteur à sa banque et son expert 4

C’est le cœur de l’économie verte et circulaire promue par l’événement : quand on lance la mangue, on lance l’élevage et la transformation locale.

L’onction des tutelles ? 

Si les banques, les entreprises semencières partenaires et les promoteurs répondent présents, un silence demeure. Bien que le silence se fasse encore ressentir auprès des administrations publiques de tutelle, il est clair que cette édition vient poser les bases de l’objectif tant recherché par les pouvoirs publics et la communauté internationale : promouvoir l’économie verte. «Nous espérons toujours une réaction des tutelles administratives », confie Evariste Kana. MINADER, MINEPDED, MINFOF sont attendus.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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