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Cameroun- Migration professionnelle : le gouvernement veut capitaliser sur ses talents

Cameroun- Migration professionnelle : le gouvernement veut capitaliser sur ses talents

Cameroun- Migration professionnelle : le gouvernement veut capitaliser sur ses talents

Ouvert ce, 28 septembre 2026, à Yaoundé par le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona, le Dialogue stratégique national sur la gouvernance de la migration de main-d’œuvre marque un tournant. Le Cameroun ne veut plus subir la fuite ou le départ clandestin de ses cerveaux, il veut l’organiser et la capitaliser.

C’est un changement de doctrine assumé. Face aux pénuries mondiales 1,3 million de postes vacants par an en Italie, 500.000 immigrants recherchés au Canada, 7 millions de postes à pourvoir en Allemagne – le Cameroun, pays jeune dans un monde vieillissant, a une carte à jouer.

Le message clé du gouvernement Camerounais est de ce fait de passer de la fuite des cerveaux au gain de cerveaux. En effet, un infirmier formé à 5000 dollars peut rapporter 250.000 dollars en transferts sur 10 ans, apprend t’on . En 2024, pendant que la diaspora rapportait 625 milliards de FCFA, le Sénégal avec une meilleure organisation en a capté 4000 milliards FCFA. Preuve que le potentiel est immense.

Pour y arriver, le gouvernement annonce la couleur. Il faut passer de la logique de l’entrée à l’organisation de la sortie sécurisée. Il faut le dire, le Code du Travail actuel contrôle bien qui entre au Cameroun, mais il n’organise pas qui sort. Résultat : près de 200 agences informelles opèrent sans contrôle.

Pour cela, la grande propose que fait l’OIM est la création prochaine d’un Observatoire du Capital Humain et de la Mobilité des Compétences. Une infrastructure stratégique, au même titre que l’énergie ou le numérique, qui aura trois missions : compter, anticiper et négocier.

Compter les talents disponibles, anticiper les métiers à exporter avec un baromètre trimestriel et une veille internationale, puis négocier des contreparties précises avec les pays recruteurs via un contrat-type national.

Chaque ministère ayant un rôle prépondérant à jouer. Le MINEFOP forme, le MINESUP valide, le MINREX négocie, le MINFI trace les transferts, le MINJEC mobilise les jeunes. L’OIT et l’OIM annoncent leur appui total à cette stratégie qui doit faire de la mobilité une rente pour l’émergence 2035.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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