Cameroun-Obsession des réseaux sociaux: la FICEMEA veut exorciser l’Afrique

C’est lors de la rencontre internationale de la fédération internationale du Centre d’entrainement aux méthodes d’éducations rapides (FICEMEA), tenue du 2 au 7 Aout dernier à SA’A dans le département de la Lékié, que l’expression ‘’dégoogliser ’’a pris tout son sens. Elle résulte en effet, des exposés établis sur l’emprise qu’ont les réseaux sociaux sur les populations notamment, celles Africaines.
Selon FICEMEA, l’africain ne mesure pas a quel point il s’expose aux yeux du monde. A travers ses adhésions aux réseaux sociaux, il livre des informations délicates et capitales, qui seraient d’après les experts, des outils de manipulation et de contrôle des êtres humains, singulièrement des africains . D’apès SYLVESTRE LEDOUX TAGNE TINKSEU représentant ministère de la jeunesse, « Nous croyons que ces travaux vont davantage permettre aux éducateurs de mieux encadrer la jeunesse. Nous nous trouvons dans un contexte de crise de civisme et de patriotisme. Si pour autant que possible, il y a des structures qui peuvent contribuer à améliorer les efforts des pouvoirs publics, elles seront toujours la bienvenue. » Pour cette raison, la fédération compte a tout prix « dégoogliser » l’Afrique. Une sensibilisation accrue de la population mais surtout par l’installation des logiciels propices seraient des solutions pour sortir de cette situation. C’est du moins l’une des plus grandes révélations que l’on aura entendu au sortir ce séminaire qui a mobilise près de Onze délégations venues d’Afrique et d’Europe.
Cette plateforme d’échanges d’interdisciplinarité et d’inter culturalité avait pour objectif ; imaginer et créer des projets pouvant favoriser une rééducation des jeunes camerounais et africains, afin que ces derniers révolutionnent leur environnement avec des comportements citoyens et démocratiques. En effet l’utilisation du numérique s’impose aujourd’hui comme un impératif dans le fonctionnement des sociétés et son importance n’est plus à démontrer. Cependant, ce que le citoyen lambda ignore est que en utilisant les réseaux sociaux, il se dévoile volontairement aux yeux du monde.
En effet il suffit d’une simple inscription dans l’un de ces réseaux, pour que nos informations personnelles soient contrôlées par des opérateurs inconnus. Il est même possible en plus de la localisation géographiquement d’un internaute, de connaitre ou même agir sur son comportement. C’est ce que révèle l’expert Pascal GASSOIN aux séminaristes durant ces échanges sur le numérique.
« Il a d’ailleurs eu beaucoup d’enjeux . Nous avons travaillé sur l’atelier du numérique qui comportait beaucoup de révélations qui sont jusque là ignorées du grand public .et également sur le deuxième atelier qui abordait les questions de la communication égalitaire, la cartographie des associations les questions du genre et de la mobilité des jeunes a l’international. » confie Marie Jeanne ABEGA NDJIE secrétaire exécutif de la FICEMEA. Au sortir de cet atelier, les séminaristes ont donc ensemble pris la résolution de se lancer dans une campagne de sensibilisation des jeunes africains afin de réussir le pari de les désintéresser de plus en plus de ces réseaux.
L’Afrique du Nord et de L’ouest sont donc a cet effet la prochaine destination. A ce sujet, un forum est en vu de se tenir sur cinq jours a Dakar au Sénégal.
Raïssa NKEN



