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Cameroun- Hausse du taux de mortalité et morbidité lié au paludisme : Voici le plan de riposte du gouvernement

Le secrétaire général du ministère de la santé publique Pr Sinatha Koulla- Shiro a déroulé le plan de riposte contre le paludisme en quatre piliers afin de faire face au taux inquiétant de mortalité et de morbidité lié à cette endémie, lors de la cérémonie commémorative de la 12eme journée mondiale de lutte contre le paludisme le 25 avril dernier à Yaounde.
Le paludisme par les proportions galopantes qu’il avale, devient un problème de santé publique majeur. Une situation qui préoccupe les pouvoirs publics. Ils ont même déjà apprêté la riposte. Dans son allocution de circonstance, le secrétaire général du Minsanté a dévoilé le nouveau plan stratégique national de lutte contre le paludisme. Qui est en cours de validation axé sur quatre piliers pour atteindre la réduction significative de cette maladie d’ici 2023. Dans le long terme le gouvernement prévoit : primo , renforcer la volonté politique ; en second, l’utilisation d’une stratégie de l’information pour la prise des décisions ; ensuite l’adoption des meilleures politiques et Stratégies de lutte contre le paludisme et enfin la coordination de la réponse nationale. À l’observation des données du programme national de lutte contre le paludisme ( PNLP), il y a urgence à agir. Du fait que le taux de mortalité et de morbidité le commande . D’ailleurs pour l’urgence  et selon le secrétaire permanent du PNPL le Dr Dorothy Kah Fosah Achu la première action à mener est d’: « assurer une couverture universelle en moustiquaires imprégnées. Parce qu’on sait que si on réussit à organiser cette troisième campagne de distribution de moustiquaire, nous allons diminué au moins de 50% le nombre de cas et décès liés au paludisme. Nous allons associer a ça la chimio prévention du paludisme dans les régions de l’Extrême- Nord et du Nord ou nous avons 60% de cas et décès de tous les enfants de moins de 5 ans. Ce qui pourra prévenir au moins 500 décès qui surviennent chaque année. Peut aussi de ce fait éviter plus de 50.000 cas qu’on enregistre . Quand on associe à cela le traitement précoce, nous allons diminué de façon considérable le taux de mortalité lié à cette maladie. »
L’État a consenti des moyens colossaux pour réduire le paludisme.  On associe à cela les efforts entrepris dans la Lutte contre cette maladie qui tue tant de monde. Ceci dans le sens de la prévention et le traitement.  Selon les données du PNLP , le paludisme a connu une hausse depuis 2016 . C’est ainsi que en 2018 , 8294473 personnes ont consulté dans les formations sanitaires parmi lesquelles 2139482 cas de paludisme ont été enregistrés. Soit une morbidité de 25,9 % contre 24,3% en 2017 . Dans le cas de la mortalité, sur 22813 décès enregistrés, 3263 étaient attribués au paludisme . Soit un taux de 14,3% contre 12,8% en 2017. Avec les enfants de moins de ans qui continuent de payer le plus lourd tribut avec 1994 cas de décès palustres, soit 60%. On associe à ces données du PNLP , le rapport mondial sur le paludisme de 2018 de l’OMS. Selon ce rapport le Cameroun fait partie des pays les plus touchés par le paludisme dans le monde. Lui qui occupe le onzième rang dans le classement mondial.
Toutefois plusieurs causes justifient  la hausse du taux de décès lié à cette maladie au Cameroun.  On relève en autres l’insuffisance en moyen de lutte telle que les moustiquaires, avec moins de 50% de personnes utilisant ce précieux outil de prévention, les communautés qui ne sont pas impliquées par la sensibilisation et la résistance du vecteur contre les insecticides. Il faut donc s’engager résolument pour éliminer le paludisme ou du moins réduire le taux de décès lié à cette maladie au pays. C’est ce que commande le thème de cette année : «  Zéro paludisme, je m’engage ! ». l’État de concert avec toutes les parties prenantes doivent s’engager à combattre le paludisme pour l’extirper de notre société. Tout commence avec la nouvelle vague de distribution de la troisième campagne de distribution gratuite dès moustiquaires imprégnées à longue durée d’action ( MILDA) à toute la population dans les prochains jours.

 

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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