Cameroun- Emergence 2035 : Le gouvernement fait recours aux hommes de science

Réunis par le gouvernement camerounais, à travers le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire ; universitaires, chercheurs, professeurs, docteurs sont autour d’une table depuis, deux jours, à Yaoundé. Objectif, planifier la deuxième phase de la vision de développement à long terme.
La rencontre ouverte à Yaoundé, depuis le 06 août, en présence de Paul Tasong, Ministre délégué auprès du Minepat ; et devant rentrée en gare, le 10 août prochain ; a pour vocation de recueillir les avis des chercheurs et autres acteurs sur les principales reformes à envisager pour atteindre les objectifs de développement économique et social du Cameroun durant la prochaine décennie.
Selon le Prof Touna Mama, conseiller spécial à la Primature, « comme le disent les économistes, il faut faire des propositions qui soient faisables dans tous les secteurs de l’économie camerounaise. Pour voir dans quelles mesures accélérer la marche de notre économie vers l’émergence. Notamment le problème de la compétitivité, le problème de mettre le secteur privé au cœur de la croissance économique afin de créer la richesse et des emplois. Mais aussi de réduire la pauvreté de façon significative dans notre environnement. Nous devons faire en sorte que l’écart entre la croissance économique et la croissance démographique devienne de plus en plus élevé. C’est ça qui permet la réduction de la pauvreté ».
A titre de rappel, le recours aux hommes de science par le gouvernement camerounais fait suite au bilan de la 1ère phase du Dsce très mitigé. Celui-ci après observations, a suscité de nombreuses interrogations au sein de la communauté scientifique. « Tous les objectifs n’ont pas été atteints mais des choses ont été faites. L’économie camerounaise est résiliente. L’Etat avait projeté un taux de croissance économique de 5,5% en moyenne/an. Nous avons obtenu 4,6%. Nous pouvons aussi évoquer les chocs exogènes notamment la chute des prix des matières premières et les chocs endogènes avec les crises sécuritaires. Elles distraient les ressources qui devraient être allouées vers des secteurs productifs. Pour cette deuxième phase, nous devons faire des efforts et atteindre le maximum d’objectifs poursuivis », a expliqué le Prof. Touna Mama, président du conseil scientifique. Cette première phase qui avait été initiée en 2010 doit se clôturer au cours de cette année.
Ainsi, la compétitivité des produits locaux, le renforcement des capacités du secteur privé, la lutte contre la pauvreté et l’équilibre démographique sont quelques pistes proposées par les hommes de science dans le cadre des travaux préparatoires pour la planification de la mise en œuvre de la 2e phase de la vision 2035.



