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Sortie de la 70ème promotion à l’Enef : Dr. Linjouon Ibrahim plaide pour  des solutions de recrutement des diplômés

L’ancien directeur de l’Ecole nationale des eaux et forêt de Mbalmayo ,Dr. Linjouon Ibrahim, est inquiet pour l’avenir des élèves diplômés de l’Enef. Il profite ainsi de la cérémonie de remise des diplômes, le 06 septembre dernier, à  la 70ème promotion dont il est le parrain pour un énième plaidoyer auprès de l’autorité administrative représentée par le Secrétaire général du ministère des forêts et de la faune.

Le constat est déplorable. Après une longue et pénible formation dans les métiers des forêts et de la faune dans l’une des plus prestigieuses écoles spécialisées du domaine en Afrique centrale ; nombreux sont ces diplômés de l’Enef qui se retrouvent au quartier et sans emploi. Pour cause, les recrutements au sein de la fonction publique de plus en plus maigre voir même en rupture depuis plusieurs années. Néanmoins malgré ce break, certains directeurs de cette époque voyant leurs pépinières mourir à petit feu, ont entrepris de mener des démarches pour une éventuellement nouvelle vague de recrutement. Pour le Dr. Linjouon Ibrahim, ancien directeur de l’Enef, parrain de la 70ème promotion « Quand ces recrutements ont été arrêtés, on s’est battu. Le recrutement a repris en 2006. »

Cependant, selon, l’ancien directeur, Après le recrutement des nouvelles recrues, elles auraient déclaré ne plus avoir besoin des stagiaires. «  Et puis, dès que le recrutement a repris,  les nouveaux recrus ont dit qu’ils ne veulent plus voir des stagiaires, des bénévoles dans les services du Minfof. Maintenant que le recrutement depuis un certain nombre d’années (depuis  02 ou 03 ans), le nombre  de postes ouvert ne fait que reculer et il y a vraiment un souci pour ces diplômés de l’école. »

Il est donc à noter que sur cent élèves diplômés de l’Enef, seulement 20% sont admis à faire carrière dans la fonction publique. Le procédé s’effectue ainsi via un concours d’intégration. Résultat des causes, les 80% restant sont au chômage ou sont mis à la disposition du secteur privé. Ce secteur, qui selon certains anciens élèves que votre journal a rencontré ; ne recrute pas. Avec leurs diplômes d’aucun de spécialisation dans la poche finissent au chômage.

D’après la stratégie mise sur pied par le gouvernement pour le secteur forestier à l’origine de la création de l’école nationale des eaux et forêts ; avait fixé des objectifs de formations. L’école avait pour mission de former aussi bien pour le secteur privée que pour des communes.

« Vous savez que la  décentralisation forestière a précédé la décentralisation administrative. Dans la loi de 1994, les maires ont des responsabilités à planter en ville. Donc c’est pour cela que l’école avait pour mandat de former aussi pour ces mairies. Et pour mandat aussi de former pour la fonction publique. Mais le constat c’est que le secteur privé ne recrute pas. Dans le secteur aussi des communes, ça bat de l’aile. Même ceux qu’on a formé, proposés par des communes, ne se retrouvent pas après et se réduisent à aller faire le concours d’intégration. » déclare le Dr. Linjouon Ibrahim. Il ajoute par ailleurs, « Je pense que si j’ai un mot à l’endroit de la hiérarchie, c’est de trouver un moyen. Parce que c’est qu’en même des élèves qui sont sous le ministère de la forêt et de la faune. L’ENEF dépend du Minfof, ils font des stages dans les services du Minfof, il ne faudrait pas qu’une fois sorti, qu’ils soient coupés de tous. Aujourd’hui, s’il n’y a plus assez de places pour être recruter comme fonctionnaire, il faudrait que le Minfof, repense comment trouver des situations transitoires. »

Il y a donc lieu de murir une réflexion pour voir comment éviter que ces diplômés deviennent plus tard des cas sociaux.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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