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Cameroun : opacité financière et promesses non tenues dans le football

La gouvernance du football camerounais est vivement critiquée en raison de son opacité financière et de la non-concrétisation de nombreux engagements pris ces dernières années. Les observateurs dénoncent l’absence de bilan détaillé et de comptes rendus sur des dossiers majeurs.

Des finances opaques et des engagements non tenus

Plusieurs sources déplorent le manque de communication officielle concernant les revenus générés par des événements majeurs. Les retombées financières des participations à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2022, 2023 et 2025, ainsi que celles de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, ne feraient l’objet d’aucun rapport public détaillé. De même, l’utilisation des subventions allouées par la FIFA pour le développement du football et des fonds provenant de l’État camerounais ne serait pas clairement documentée.

Les contrats de sponsoring, notamment l’accord avec l’opérateur MTN, sont également dans le collimateur des critiques. Certains acteurs du football local estiment que la centralisation de ces négociations priverait les clubs de la possibilité de conclure des partenariats plus avantageux de manière indépendante, créant un système jugé peu transparent.

Des promesses d’infrastructures non réalisées

Un engagement spécifique concernant la construction de deux stades dans la région du Sud, annoncé avec force communication en décembre 2021, n’aurait, selon ces mêmes sources, connu aucun début de concrétisation. Cinq ans après cette annonce, aucun chantier n’aurait été ouvert, ce qui alimente les accusations de promesses non tenues.

Cette situation contribuerait, selon les analystes, à une stagnation générale des infrastructures sportives dans le pays. Les clubs rencontreraient des difficultés financières, tandis que les conditions pour les joueurs et les arbitres ne s’amélioreraient pas.

Les critiques, qui se disent aujourd’hui confortées par l’absence de résultats tangibles, estiment que le problème central réside dans des pratiques de gestion opaques et un manque de redevabilité. Ils appellent à une remise à plat du système pour redonner de la visibilité et des perspectives au football camerounais, au-delà des simples déclarations d’intention.

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