Changements climatiques : Les États africains veulent en découdre

Un atelier international s’est ouvert le 28 octobre à Yaoundé, sur les rapports nationaux sur les changements climatiques. Celui-ci vise un échange des expériences entre les pays participants encadré par les organismes du système des nations unies.
La planète terre est menacée. La pression des effets de serre se fait ressentir auprès des humains et leur environnement immédiat. Les changements climatiques s’y installent. Vu la gravité des faits, les États se sont réunis à Paris dans le cadre de la » cop 21″ sur l’environnement. Ceci, en vue de s’engager collectivement à réduire l’émission des gaz à effet de serre d’une façon considérable.
Pour y parvenir, les organismes des systèmes des nations unies, accompagné du secrétariat de la convention-cadre des nations unies pour les changements climatiques, ont entrepris d’organiser une série d’ateliers régionaux en Afrique au courant de cette année 2018. Le but est de mettre tout les pays au même niveau de compréhension afin de mieux rédiger et soumettre périodiquement les rapports spéciaux. C’est dans ce sens que les participants issus du continent africain vont échanger pendant 04 jours ( du 29 au 1er novembre 2018), sur les solutions ,difficultés et avancées en matière du plan du lutte contre les changements climatiques. A cet effet, le thème choisi est : «atelier d’Afrique centrale ,du Nord et de l’Ouest sur les rapports nationaux sur les changements climatiques, gestion des projets et le développement d’un réseau régional MRV.»
Ouvert à Yaoundé, le ministre de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable, Pierre Hele loue l’opportunité de la session. « L’opportunité d’une telle rencontre sur les changements climatiques est que , comme vous le savez si nous ne faisons pas d’efforts pour arrêter les changements climatiques ,notre survie est menacée. Aujourd’hui est organisé un atelier qui regroupe les pays de l’Afrique centrale, du nord et de l’ouest. Tout juste pour échanger les expériences entre les différents pays partis à la convention cadre sur les changements climatiques. Vous savez que depuis Paris à la » Cop 21″ à la conférence les pays ont pris les engagements pour l’émission des effets de gaz. Il ya une stipulation dans cet accord qui oblige les États à produire les rapports sur l’inventaire des actions à mener pour la lutte contre ces changements…le Cameroun s’est engagé à réduire de 32% l’effet de serre d’ici 2035 , expérience qu’il compte partager avec les autres. «
A l’observation, les pays ont du mal à rédiger leurs rapports nationaux. Ce qui est dû à la difficulté liée à l’interprétation des lignes directives les Gec. Celles liées à la rédaction des communications nationales et les rapports biennaux actualisés dans leurs pays respectifs. Engagements liés à la convention qui les lies .
Il faut noter que pour le cas du Cameroun, il a déjà réalisé ses deux premières communications nationales et engagé sa troisième. Son premier rapport biennal sur le changement climatique est disponible.
La commission nationale est déterminée à recenser une trentaine de projets. A mettre en oeuvre d’ici 2035 avec le but de réduire l’émission des effets de serre de 32%. Un objectif qui mobilise la quasi totalité des départements ministériels. Et renforcer ses capacités d’adaptation aux effets du changement climatique.



