Politique

Samuel Hiram Iyodi plaide pour la libération des détenus post-électoraux

Une délégation conduite par Samuel Hiram Iyodi, ancien candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre, s’est rendue à la prison centrale de Ngoma à Douala. Organisée en collaboration avec le mouvement « Cartes d’électeurs », cette visite visait à évaluer les conditions de détention des personnes arrêtées lors des manifestations ayant suivi le scrutin.

Un appel à l’apaisement politique

À l’issue de sa visite, Samuel Hiram Iyodi a déclaré avoir constaté la présence de nombreux détenus arrêtés dans le contexte post-électoral. Il a également souligné que des mineurs figuraient parmi eux, une situation qu’il juge incompatible avec les standards juridiques internationaux et les principes fondamentaux de l’État de droit.

L’opposant politique en a profité pour réitérer publiquement sa demande de libération de ce qu’il qualifie de prisonniers politiques. Il estime cette mesure indispensable pour engager un processus d’apaisement et favoriser la réconciliation nationale. Selon lui, une remise en liberté sans condition préalable constitue la seule voie crédible vers un dialogue politique inclusif au Cameroun.

Une démarche à visée nationale et internationale

Cette initiative sur le terrain vise clairement à alerter l’opinion publique camerounaise et la communauté internationale sur le sort des personnes incarcérées. Elle s’inscrit dans un cadre plus large de plaidoyer pour le respect des droits humains et des procédures judiciaires équitables dans le traitement des contentieux électoraux.

La prison centrale de Ngoma, située dans le quartier PK19 de Douala, est régulièrement pointée du doigt par des organisations de défense des droits de l’homme pour ses conditions de surpopulation carcérale. La visite d’une figure de l’opposition sur ce site sensible relance le débat sur la gestion pénitentiaire et le traitement judiciaire des affaires politiques dans le pays.

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