Afrique francophone- Promotion des langues locales à l’école: De nouveaux ambassadeurs pour une plaidoirie dans leur pays

Afrique francophone- Promotion des langues locales à l’école: De nouveaux ambassadeurs pour une plaidoirie dans leur pays
Après trois jours d’intenses réflexions, les participants venus de pays d’Afrique subsaharienne francophone, rentrent la gibècière pleine d’arguments pour convaincre leur gouvernement respectif sur la nécessité à introduire les langues nationales dans leur système éducatif.
Du 12 au 14 novembre dernier, les participants venus de 12 pays d’Afrique subsaharienne de l’espace francophone, les responsables pédagogiques et de la formation au plus haut niveau des États se sont réunis au Cameroun sur la gouverne d’un certain nombre d’experts internationaux, spécialités des questions curriculaires et d’élaboration des programmes de formation sous la bannière de l’IFEF et notamment à travers son programme phare qui est le programme Ecole et langue en Afrique ( ELAN ) ; pour l’atelier de présentation et de partage du programme de l’enseignement bi-plurilingue et du plan d’élaboration d’un curriculum pour les écoles de l’espace francophone.
Sous le contrôle de ces différentes autorités scientifiques et pédagogiques, il a été question de revisiter les projets de programmes et de permettre aux participants de maîtriser le processus de construction des curricula liés à ce type d’apprentissage. D’après Séraphine BEN-BOLIE NGAKO, point focal du programme ELAN Afrique au CAMEROUN, « De façon globale, cet atelier est une interpellation pour tous les pays partenaires de l’Organisation Internationale de la Francophonie qui se sont engagés dans l’implémentation de l’enseignement bi plurilingue à l’école…»
Au terme de l’atelier présidé par le Secrétaire général du ministère de l’Éducation de Base, les participants des 12 pays se sont accordés après avoir examiné cette problématique, sur un certain nombre de recommandations à l’endroit des pays membres de l’IFEF, notamment, en ce qui les concerne. Ces recommandations viennent donc enrichir le champ d’action pour cette généralisation.
En rappel, Ces 12 pays parmi lesquels le Cameroun se sont engagés depuis 2012 pour implémenter ce type d’enseignement dans leur système éducatif respectif.

Les participants ont donc pour mission d’user de tous les moyens légaux nécessaires pour porter ces recommandations auprès des États. Ces moyens à prendre peuvent être sous la forme des plaidoyers, des actions législatives et réglementaires afin d’introduire ce type d’enseignement dans les programmes officiels et dans les méthodes d’apprentissage d’ enseignement.
Séraphine BEN-BOLIE NGAKO, point focal du programme ELAN Afrique au Cameroun
Au cours de cet atelier, il a été élaboré des documents qui permettent de soutenir cette implémentation. Et la recommandation forte qui émane de ces travaux et qui a été formulée par les participants eux-mêmes est de poursuivre de façon intense l’implémentation de l’enseignement multilingue dans nos systèmes éducatifs respectif. Donc, chacun va avec pour objectif, aller appliquer, mettre en pratique tout ce qui a été dit, et tout ce qui a été formulé au cours de cet atelier concernant les curricula de l’enseignement multilingue. Nous avons également travaillé sur les contenus de différentes formations, aussi bien la formation initiale que la formation continue…Nous savons que pour que ce travail puisse être perrin, pour que tout ce que nous avons commencé et produit depuis 2012 en termes d’outils pédagogiques, en termes de supports didactiques, d’aide pédagogique, pour que tout cela soit pérennisé, il convient d’inscrire la didactique du bi plurilinguisme dans la formation initiale des enseignants. Alors ce contenu de formation initiale en didactique du bi plurilinguisme a été développé au cours de cet atelier.




