Politique

Procès Martinez Zogo : la défense d’Eko Eko salue la sérénité des débats

Dans le cadre du procès relatif à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, la défense de l’ancien directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), Léopold Maxime Eko Eko, a rendu publique son analyse des récentes audiences. Par communiqué, le collectif d’avocats représentant l’accusé a exprimé sa satisfaction quant au déroulement des débats devant le Tribunal militaire de Yaoundé.

Des témoignages en faveur de l’ancien directeur

Selon la défense, les auditions menées ces dernières semaines ont permis d’entendre une vingtaine de témoins cités par le ministère public. Les conseils de M. Eko Eko affirment que ces dépositions, notamment celles de personnels de la DGRE entendus récemment, tendent à établir un constat : l’opération ayant conduit à l’enlèvement, à la torture et à la mort du journaliste serait « inconnue » de l’institution de renseignement. Les avocats soutiennent que ces témoignages, qu’ils jugent concordants, dégageraient leur client de toute implication directe dans les faits qui lui sont reprochés.

La défense dénonce des « collusions » et des attaques médiatiques

Le communiqué de la défense pointe également ce qu’elle qualifie de dynamiques perturbatrices au sein du procès. Elle évoque des « connexions dangereuses » entre certains agents peu scrupuleux, agissant à l’insu de leur hiérarchie. Plus largement, les avocats dénoncent des « collusions » qu’ils estiment exister entre les conseils de certaines parties civiles et ceux de certains accusés, ainsi qu’une entreprise visant, selon eux, à systématiquement contrer les arguments du parquet.

Face à des témoignages qu’ils estiment favorables à leur client, la défense critique les prises de parole médiatiques de certains acteurs qui, selon elle, tenteraient de juger publiquement la compétence de l’ancien patron de la DGRE. Elle rappelle à cette occasion le rôle qu’il aurait joué dans le rayonnement international de l’institution.

Confiance réaffirmée envers l’institution judiciaire

Malgré ces critiques, le collectif d’avocats se dit globalement satisfait de la « sérénité » et de la « hauteur » avec lesquelles le collège de juges militaires conduit les débats. Il saisit cette occasion pour réitérer, au nom de son client, une « totale confiance » en la justice camerounaise. La défense affirme que Léopold Maxime Eko Eko reste disposé à collaborer pour faire éclater la vérité dans cette affaire qui continue de mobiliser l’attention nationale et internationale.

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