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CAF : la gouvernance Motsepe relance le débat sur l’héritage Hayatou

La gouvernance de la Confédération Africaine de Football (CAF) fait l’objet d’une nouvelle analyse critique, formulée par l’avocat camerounais Désiré Sikati. Dans des propos rapportés, ce dernier dresse un sévère contraste entre la présidence actuelle et celle de l’ancien dirigeant Issa Hayatou.

Une comparaison défavorable à l’ère actuelle

Me Sikati estime que les défis et les controverses qui marquent le mandat de l’actuel président, le Sud-Africain Patrice Motsepe, ont pour effet de rehausser rétrospectivement la valeur de la longue présidence de son prédécesseur. Selon l’avocat, cette période de près de trente ans se caractérisait par une autorité et une stabilité institutionnelle aujourd’hui mises à mal. Une longévité autrefois décriée serait ainsi réévaluée positivement face aux turbulences contemporaines.

Le sort réservé à un ancien président dénoncé

Le second volet de cette critique porte sur la fin de carrière d’Issa Hayatou. Désiré Sikati déplore la manière dont l’ancien président de la CAF aurait été marginalisé au sein du football africain après son départ. Il avance que cette mise à l’écart, à laquelle auraient participé des compatriotes camerounais, aurait conduit à une forme d’oubli, privant Hayatou des hommages que son influence sur le développement du football continental aurait mérités.

Cette prise de position intervient alors que l’instance dirigeante du football africain traverse une phase de questionnements sur sa gouvernance. Elle remet en lumière l’héritage d’Issa Hayatou, dont le nom émerge à nouveau dans le débat public, évoqué comme une référence en matière de continuité et de respect des institutions, dans un contexte perçu comme plus instable.

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