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Cameroun- Aquaculture: Une production nationale encore inferieure a 20 000 tonnes/an

Cameroun- Aquaculture: Une production nationale encore inferieure a 20 000 tonnes/an

Un chiffre qui demeure faible pour une demande nationale estime à 400 000 tonnes/an. Toutes fois, le développement de l’aquaculture au Cameroun présente des perspectives prometteuses, compte tenu de ses ressources naturelles et de la demande croissante en produits halieutiques.

La production mondiale des pêches de capture est stagnante, voire en régression depuis plusieurs années. Il revient ⁹seule a l’aquaculture de satisfaire les besoins des populations, sans cesses croissantes. L’aquaculture aura, nécessairement un rôle de plus en plus important pour l’approvisionnement alimentaire.

Au Cameroun, la consommation des poissons avoisine 18 kg/habitant/an et le poisson représente environ 40% de l’apport protéique d’origine animale et 9,5% des besoins totaux de la population. Les perspectives de la pisciculture au Cameroun sont prometteuses et ouvrent la voie à de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs et les agriculteurs locaux. L’Aquaculture se positionne dont comme une alternative durable à la pêche traditionnelle, et , connait un essor remarquable au Cameroun grâce à sa richesse en ressources hydriques.

La production nationale de l’aquaculture est inferieure a 20 000 tonnes/ an, ce qui demeure faible pour une demande nationale estimée a 400 000 tonnes/an. Notons que, selon le document de programmation économique et budgétaire 2025-2027, élaboré par le ministère des Finances, le Cameroun envisage d’augmenter sa production de poissons de 225 000 tonnes en 2024 à 600 000 tonnes en 2027.

Facteurs clés pouvant contribuer à l’essor de l’aquaculture

L’amélioration des infrastructures piscicoles passe par la modernisation des équipements aquacoles notamment l’investissement à améliorer les techniques d’élevage piscicole ainsi que l’amélioration des infrastructures de production telles que les étangs, les circuits fermés d’élevage ; la mise en place des infrastructures de transport notamment avec la logistique et le transport qui sont des outils qui facilitent la livraison des produits d’élevage dans les marchés locaux et internationaux.

La formation des pisciculteurs en passant par la mise en place des centres de formation qui, permettront de former et renforcer les capacités des pisciculteurs afin de les doter de compétences modernes en gestion des fermes et des techniques aquacoles. Ou encore, la facilitation de l’accès aux techniques nouvelles de production appropriées, nouant des partenariats diverses.

La diversification des espèces de poisons cultivés ce qui passe par des études de marchés, et l’identification des espèces de poissons fortement consommées localement et même à l’international. La recherche et développement que ce soit des fermes privées ou des institutions gouvernementales, il sera judicieux d’investir dans la recherche pour améliorer les techniques de culture et de reproduction des endémiques et exotiques.

Le financement des business aquacoles par des micro finances, l’Etat ainsi que les business Engels devraient développer des programmes de financements pour soutenir les micro-projets piscicoles. Les investissements privés devraient également encourager les entrepreneurs à investir dans le secteur de l’aquaculture grâce à des incitations fiscales et des partenariats publics-privés.

Les politiques de régulations favorables qui passent par la réorganisation du secteur. L’organisation doit mettre un accent sur la participation de tous les acteurs ; créer un care réglementaire clair devrait être présent pour encourager la production aquacole locale et protéger les consommateurs. Ce cadre devrait être très rigoureux sur la qualité des produits congelés vendus incluant. Enfin, valoriser les produits aquacoles notamment ceux issus de la transformation. L’on devrait davantage investir dans la conservation et la transformation des poissons pour ajouter de la valeur aux produits aquacoles( filets de poissons, produits fumés, conserves, saucisses…) Accroitre la productivité, de la production et de la compétitivité des produits aquacoles en s’appuyant sur la promotion d’une approche structuré autour des chaines de valeurs piscicoles, tout en tenant compte des spécificités liées aux différentes zones agro-écologiques ; le soutien de l’accès aux intrants ; la promotions des technologies les plus efficientes ; le marketing et la promotion…

Notons que, le développement des techniques aquacoles devraient être choisies en tenant compte de la santé du consommateur et de l’environnement. Ces mesures devraient encourager des pratiques durables permettant de minimiser l’impact environnemental et préserver les écosystèmes aquatiques. Aussi, il faudra miser sur une gestion des ressources en eau de manière efficace pour garantir la durabilité de l’aquaculture.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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