Cameroun- renouvellement des organes de bases du RDPC à Kribi 2, vers la nuit des longs couteaux
C’est un mouvement d’humeur qui a réveillé la paisible cité balnéaire de Kribi ce matin. Des militants du parti au pouvoir, le RDPC à Kribi deux ont envahi la place de fête, à l’effet de protester contre les derniers évènements ayant émaillé le processus de renouvellement des organes de base du parti en cours dans cette partie du pays.

« Nous sommes fatigués Monsieur le préfet, on en a mare! ». Crie fortement la foule des militants ayant pris d’assaut, l’esplanade de la place de fête, en direction de la préfecture, bloqué par un important cordon de sécurité des forces de maintien de l’ordre. Un mouvement conduit par le leader des troupes Lucien Piado, dont accompagne d’autres cadres du parti de la section de Kribi deux et ceux de Kribi premier à l’instar du député de la nation l’honorable Serge Benae.

Pancartes à la main, avec des messages et images fort évocateur de la situation qui prévaut actuellement dans cette unité politique. Sur l’une d’entre elles on pouvait lire : » Le RDPC n’est pas un parti de boxeur » ou encore » non au tribalisme ». Prenant la parole devant le préfet de l’Océan Nouhou Bello venu les écouter, le leader de la marche affirme revendiquer, la révision du sommier politique, telle que initiée par le ministre Minette LIBOMLILIKEN, présidente de la commission électorale départementale.
En effet sur ce point, plusieurs affirment, carte de militants à la main, ne être présent sur aucune liste électorale appelé à prendre part au scrutin convoqué pour cette semaine. C’est le cas par exemple, du leader de la marche Lucien Piado ancien candidat à la présidence de la section aux derniers renouvellement. Ces derniers accusent le camp d’en face, conduit par le Sénateur de la région du Sud, Grégoire MBA MBA de pratique en marge des textes du parti et de la circulaire régissant l’organisation de ce scrutin électoral.

En outre, ils demandent le retrait de la candidature du sénateur dont ils accusent, d’être le responsable en chef du désordre observé dans le parti, et dont des violences survenues la semaine dernière ayant conduit à l’agression physiques des militants du camp d’en face, à travers des vidéos devenues virales sur la toile.
Le préfet prenant la parole, va prendre acte des réclamations et assurer la foule à les transmettre à qui de droit, sans toute fois rappeller aux uns et aux autres la nécessité au delà de revendications légitimes ou pas, à respecter l’ordre public tel que édicté par les lois de la république. Il va inviter ces derniers à se conformer au respect des règles républicaines, pour des manifestations à venir.
C’est dans le calme que les militants vont regagner leurs quartier général. La situation reste donc tendue à Kribi 2, où l’on semble s’acheminer vers un nième blocus du processus, à en croire les échanges des différents camps qui s’affrontent de plus en plus par media sociaux interposés.



