Cameroun- Crise sociale à Kribi: les non-dits des tensions sociales sur le recrutement au Port de Kribi

Une enquête réalisée à Kribi révèle le coté obscure de la manifestation de Vendredi dernier sur l’axe du Port. Entre revendications légitimes d’indemnisation, recrutement au port et manipulation politicienne, le ton à Kribi monte de plus en plus.

C’est dans un mouvement d’humeur, que les populations riveraines du port de Kribi et de l’autoroute Kribi-Lolabe ont vu le jour du 17 Aout dernier. En effet ces dernières dès les premières heures ont bloqué la voie d’accès qui mène au Port autonome de Kribi, notamment sur le pont de la Lobe, au village Bume et à Bikondo. Elles revendiquent pour cette nième manifestation, le non payement des indemnisations, d’expropriations dont elles ont été victimes, dans la réalisation de construction du complexe industrialo portuaire de Mboro.
Tout serait parti d’une déclaration de Philémon Mendo, Directeur adjoint de la Kribi containers Terminal(KCT), gestionnaire du terminal à conteneur, au port autonome de Kribi, au cours d’une émission télévisée sur les antennes nationales, qui affirmait parlant de la question des emplois des riverains que « 90% des emplois pourvus à KCT, sont issus des populations autochtones. » IL n’aura donc pas fallu beaucoup, pour provoquer le courroux des populations, qui ont avalé comme une pilule amère, les déclarations qui à les croire ne cadre point avec la réalité vécue par ces dernières.
En effet depuis la pose de la première pierre par le chef de l’État le 10 Octobre 2011, les populations riveraines en particulier et de l’Océan en général, attendent toujours de voir les fruits des promesses qui tardent à se concrétiser, notamment sur le volet social et économique. Elles qui subissent de pleins fouet, les impacts environnementales et social de la mise en œuvre de ce grand projet.
Indemnisation et emploi jeune
S’il est vrai qu’une première phase de l’opération d’indemnisation amorcée par l’Etat en 2010, a permis de solder certain nombre de dossiers malgré le scandale de corruption ayant surgit, il reste ce pendant vrai qu’à Kribi, plusieurs familles expropriées laissées dans la misère totale, continuent de tirer le diable par la queue ; airant dans la rue sans domicile fixe, attendant la reprise du processus bloqué sur haute instruction du président de la république. Des commissions ministérielles ont faits tout récemment fait une nième décente de recensement, des biens populations.
La où la pilule passe difficilement c’est bien évidemment au niveau de recrutement. « Depuis le lancement des travaux, on nous a demandé d’attendre, que les travaux avaient besoin d’une main d’œuvre qualifié, nous avons accepté ; après la coordination du comité de pilotage nous, informait que les décisions étaient prises depuis Yaoundé. Le Port a été crée, il fonctionne déjà à plein temps, ce mensonge continue, les gens ont été recrutés et formés nous voulons savoir comment ? » Affirme une autorité traditionnelle courroucée. « Partout ailleurs on voit les populations autochtones impliqués, les chefs traditionnels consultés, mais à Kribi ce n’est pas le cas nous avons saisis à plusieurs reprises les autorités pour leurs faire part du mécontentement des populations, on nous a toujours dit d’attendre. Des dossiers ont été déposé, plus de 500 dossiers à la direction du Port et KCT jusqu’ici sans suite, mais entre temps nous savons que des gens ont été recruté, nous les voyons chaque jour, on pense nous traiter comme des enfants, en plus comme pour ce moquer de nous on va à la télévision affirmer des gros mensonges, nous voulons qu’on nous dise, qui sont les enfants fantômes de Kribi, qui travaillent au port ? » « Même pour le recrutement des agents de sécurités nous avons vus le dernier jour de la formation tout un bus, venu de on ne sait où, avec des gens remplis à l’intérieur après que les enfants aient passé des jours de formations, ceux qui sont descendus du bus travaillent tous, et les enfants qui ont dépensé pour la formation, sont rentré au quartier. » « On sait que plusieurs autorités ont transmis les dossiers sous des chemises où ils étaient mentionnées Kribi, nous sommes fatigués du mensonge. Les appels d’offres qu’on passe de bouche à oreille, ni le port, ni KCT ou KPMO, n’ont jamais passé de communiqué que ce soit dans les radios locales ou dans les chefferies .» C’est un chapelet des plaintes égrainé, par les populations de Kribi.
Une manifestation sous fond de manipulation.
Après le passage très controversé du directeur adjoint de KCT à la chaine nationale, des leaders de la manifestation au rang desquels se comptent les chefs traditionnels, élites et autres, se sont retrouvés au cours de plusieurs réunions secrètes pour définir la marche à suivre pour faire entendre la voix du peuple. Des sources bien introduites, nous informent, au départ de la démarche consensuelle, pour saisir les autorités.
La direction de KCT, ayant été mise au courant de la manifestation, tentera des pourparlers avec le chef supérieur Mabi. Selon ces mêmes sources, un consensus aurait été trouvé entre le directeur adjoint de KCT et le chef supérieur. Ce dernier aurait consentis à faire le tour des villages, et résoudre le malentendu. Une franche radicale, se désolidarisera en maintenant le mot d’ordre de la manifestation. Mot d’ordre qui sera donné aux premières heures lorsque le mouvement sera lancé sur le pond de la lobé.
La rencontre avec les autorités de la préfecture et du port permettra de voir un peu plus clair sur les intensions réelles de la manifestation. Si personne ne peut enlever le caractère légitime des revendications, il demeure ce pendant vrai que l’attitude des leaders, portés disparu subitement après la sortie du bureau du directeur général du port, Patrice Melom, au profit de d’autres leaders ayant récupérés le mouvement ,laisse entrevoir selon certains avis une manipulation, de la masse à des fins purement personnel de ces leaders.
Une situation déjà vécue ici, et qui serait peut-être à l’origine des pleures des fils et filles de Kribi. L’on observe que les populations ici ont souvent été instrumentalisées, par certaines élites, pour faire un chantage à l’autorité portuaire afin de gagner des marchés au port, ce qui pourrait se vérifier à la lecture des marchés attribué à certaines entreprises appartenant curieusement, aux élites mécontents hier et dénonçant, la mafia dans la politique de recrutement.




