Mani Bella alerte les autorités sur la montée du tribalisme en ligne

L’artiste et entrepreneure camerounaise Mani Bella Véronique a officiellement interpellé les institutions nationales concernant la recrudescence des tensions communautaires dans l’espace numérique. Dans une correspondance datée du 26 février 2026, l’ambassadrice culturelle exprime une inquiétude grandissante face à la nature des échanges sur internet.
Une inquiétude citoyenne face à la fracture numérique
Se présentant comme une citoyenne engagée et une utilisatrice assidue des réseaux sociaux, Mani Bella souligne que les débats en ligne entre Camerounais prennent une tournure alarmante depuis plusieurs années. Elle observe l’émergence de groupes qui, tout en affirmant leur identité ethnique, s’emploient systématiquement à discréditer les autres communautés. Selon son analyse, ces acteurs propagent des messages de haine, des menaces et des discours radicaux à l’encontre de toute vision divergente de la cohésion nationale.
L’artiste met en garde contre l’impact de ces phénomènes sur la jeunesse, qu’elle estime être la cible d’un endoctrinement favorisant la division. Elle affirme que ces agissements, par leur caractère public et la violence verbale qu’ils véhiculent, nuisent à l’image internationale du Cameroun et créent un climat d’insécurité pour les citoyens aspirant à la quiétude.
Un appel à l’action institutionnelle
Dans sa missive, Mani Bella reconnaît le droit à la liberté d’expression, mais en appelle à une régulation face à ce qu’elle qualifie de « libertinage verbal » et d’« anarchie tribale grandissante ». Elle avertit que l’inaction des pouvoirs publics face à cette dérive pourrait, à terme, compromettre l’équilibre social et politique du pays.
Pour contrer cette tendance, l’artiste propose plusieurs mesures concrètes aux autorités. Elle préconise l’instauration de sanctions légales spécifiques contre les propos tribalistes. Elle suggère également la mise en place de programmes de rééducation civique, incluant par exemple des formations obligatoires en citoyenneté. L’idée d’une attestation de participation, susceptible d’être présentée lors de contrôles, fait partie de ses recommandations.
En conclusion, Mani Bella enjoint les destinataires de sa lettre à prendre conscience de l’urgence de la situation. Elle estime que la prolifération du tribalisme, de l’impolitesse et de la malveillance gratuite pourrait, si rien n’est fait, conduire à une détérioration profonde du vivre-ensemble dans les années à venir.



