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Cameroun- Érosion sur la bande côtière à Kribi où sont passés les Plans de Gestion environnementale et sociale des grands projets structurants?

La dégradation avancée de la côte, sur le long de la bande côtière de l’Océan Atlantique à Kribi, inquiète les riverains, qui voient d’énormes parcelles de terres bouffées par l’avancée de la mer, à travers le phénomène d’érosion. Le désastre écologique vécu ici, était pourtant prévisible selon des experts, aux vues des projets réalisés sur la bande côtière. Où sont donc passés les plans de gestions environnementales et sociales sensés protéger la bande côtière de Kribi? 

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C’est un véritable désastre écologique qui accueillent les visiteurs qui entrent dans la cité touristique de Kribi, un des principales sinon le pôles touristique par excellence que compte le pays. En effet, la ville offre des sites touristiques uniques au monde à l’instar de ses plages et des chutes sur le fleuve lobe classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Mais il n’y a que le tourisme dans cette ville calme et paisible qui attise les convoitises. son potentiel minier, forestier, et maritime en fait un des principales pôles économiques de la sous région. Plusieurs projets voient le jour et sont en activités avec ce que cela comporte comme impacte sur le plan environnementale et sociale.

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Sur la bande côtière, l’on dénombre un peu plus de six grand projets dont l’opérationnalité impacte sur cette dernière. Et parmi ces grosses infrastructures, l’on peut citer le complexe industrialo-portuaire de Kribi, situé à Mboro soit exactement à 35 km du centre ville. cette gigantesque infrastructure couvre à elle seule, une superficie de 2600 hectare de terrain. Réalisé ce jour à sa première phase complète, avec une extension en cours de réalisation, il va s’en dire que les activités réalisées à ce jour n’ont point laissé indifférent l’équilibre environnementale et sociale de l »écosystème, tant maritime que terrestre.

Les études d’impact environnementale et sociale réalisées pour la construction de cet ouvrage le démontrent à cet effet. sur les impactes négatifs, l’on note clairement les risques suivants: le compactage du sol, la dévégétalisation du sol, les innondations, l’érosion, l’altération de la qualité de l’air, les nuisances sonores, la gestion des eaux usées et des déchets solides dégradables et non biodégradables, les effets de la marée haute et de l’avancée de la mer sur les installations du projet, le trafic routier intense sur la nationale n°7 en bord de mer, et la nationale n°17, la restriction des activités de pêche artisanale l’exploitation du site de la plage, ajouté aux impacts sur l’écosystème marins et la mangrove etc.

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Des informations que l’on retrouve sur les autres projets, à savoir  l’oléoduc TchadCameroun depuis 2001, la centrale à gaz, les  câbles sous-marins à fibre optique entre le Cameroun (Kribi) et le Brésil (Fortaleza), les raffineries de pétrole. Des projets gérés par des multinationales, tels que la société nationale d’hydrocarbure SNH, COTCO, PERENCO etc. Et dans les mêmes similitudes, les conclusions des études qui préconisent toutes un plan de gestion environnementale et sociale, pour de tenter au maximum minimiser les dégâts des impacts écologiques causés par l’activité de ces projets sur la bande côtière de l’océan Atlantique à Kribi, mais qui demeure inaperçu du communs des vivants.

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Sur le cas spécifique  de la plage de Ngoye, qui n’est que la face visible de l’iceberg, de l’avancée de la mer et ses conséquences sur la côte, à travers l’érosion, un projet d’aménagement et d’électrification a pourtant fait l’objet d’une étude d’impact d’environnementale et sociale, réalisée le 14 Juillet 2014. Dans ledit document il est clairement mentionné parmi les mesures préconisées:  » la construction d’un système de traitement des eaux usées, la construction d’une digue de protection sur la ligne des plus hautes eaux et d’un muret brise vague d’une longueur de 250 m légèrement au large afin de protéger le front de mer des effets de l’érosion » p. 12 S’ajoute à ses solutions, le reboisement, des zones impactées avec un accent particulier sur la mangrove.

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Certes le projet n’est pas arrivé à son terme, mais il en demeure, ce pendant la problématique du suivit et de l’implémentation du plan de gestion environnementale et sociale, des grands projets structurants à Kribi demeure. D’autant plus que les effets de la mer, qui revendique ses droits, sont de plus en plus visible le long de la cote de Fifinda à Campo en passant par Ebodje. Le colloque Atlantique Afrique tenu à Kribi en Novembre 2017, sur le thème « Construction du Port de Kribi, dynamique territoriale et risques » P. 19 tire des conclusions similaire sur l’impact de ces derniers.

« L’érosion côtière liée à l’avancée de la mer certes, mais aussi aux activités humaines: extraction intense du sable, les grands aménagements sur la cote routes, port, bâtiments etc. » Voilà qui oriente clairement sur les chaines de responsabilités du phénomène qui coûte à la côte, sa terre, ses arbres, bref sa biocénose. Le moins que l’on puisse dire selon l’avis des experts, seule l’action du plan de gestion environnementale et sociale des différents projets peut encore aider à limiter le désastre écologique actuel, qui menace gravement la vie, sur la bande côtière de Kribi.

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Un commentaire

  1. pour 90% de l’érosion c’est de la faute des habitants qui n’ont pas respectés la bande du littoral et l’emprise maritime… entre autre les ravages avec l’extraction du sable sur les plages pour la construction infernale des hôtels et des villas sans aucun plan d’urbanisme…

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