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Narcisse Mouelle Kombi : un ministre des Sports en retrait au Cameroun

Une évolution notable marque la gouvernance sportive camerounaise. Le ministre des Sports et de l’Éducation physique, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, connu pour son implication directe par le passé, semble avoir adopté une position beaucoup plus en retrait ces derniers mois. Ce changement de cap, observé dans plusieurs disciplines, interroge les observateurs sur ses motivations et ses conséquences potentielles.

Un effacement marqué lors de la CAN 2025

La Coupe d’Afrique des Nations 2025 a constitué un tournant dans la perception de son action. Auparavant, Narcisse Mouelle Kombi était une figure centrale, voire intrusive, dans la gestion du football national. Son rôle actif dans la nomination de l’entraîneur Marc Brys avait notamment généré des tensions institutionnelles durables avec la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

Pourtant, durant le tournoi continental, le ministre a choisi une posture d’observateur, laissant la Fecafoot assumer pleinement la conduite des opérations autour des Lions Indomptables. Cette distance inhabituelle contraste fortement avec son omniprésence antérieure et alimente les spéculations sur une stratégie délibérée ou des contraintes d’un autre ordre.

Le mutisme s’étend au volleyball

Cette discrétion ne se limite pas au football. Dans le domaine du volleyball, le ministre est également resté en retrait face à des difficultés administratives touchant Bello Bourdanne, une personnalité considérée comme proche de ses services, dans la région du Littoral. L’absence de réaction officielle ferme du ministère sur ce dossier a surpris, rompant avec une habitude d’arbitrage rapide des conflits internes aux fédérations.

Pour certains analystes, ce silence pourrait traduire une prudence stratégique, dans un contexte politique national où la stabilité des postes gouvernementaux n’est jamais totalement acquise.

Entre autonomie des fédérations et risque de vide

La transformation de la posture ministérielle soulève des questions sur l’avenir de la gouvernance sportive au Cameroun. Si certains y voient une volonté positive de respecter l’autonomie des fédérations sportives, d’autres s’inquiètent d’un possible vide d’autorité. Traditionnellement pilote dans la structuration des disciplines, le ministère des Sports semble actuellement privilégier l’observation à l’initiative.

À l’heure où le sport camerounais doit relever plusieurs défis de fond, la conduite adoptée par Narcisse Mouelle Kombi reste scrutée. La question est de savoir si cette retenue est un ajustement temporaire ou l’indice d’une évolution plus profonde de son rôle et de la politique sportive nationale. Les prochains mois, rythmés par les événements sportifs et les décisions politiques, apporteront très probablement des éléments de réponse.

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