Riposte contre le Covid-19 à Ebolowa : des mesures préventives donnent les sueurs froides aux débrouillards

L’application des dispositions restrictives impactent considérablement le secteur informel.
Mototaximens, tenanciers de bars et autres débrouillards du secteur informel broient du noir depuis l’entrée en vigueur des mesures gouvernementales contre le coronavirus. Tous voient leurs chiffres d’affaires baisser à cause des secousses économiques imposées par le coronavirus. A Ebolowa la vie tourne désormais au ralentit. Chez les opérateurs d’engins à deux roues les clients se font rares. Conséquence directe les recettes journalières ont prit un sérieux coup. Pour Arouna Daouda conducteur de moto » ça ne va pas. L’activité ne marche plus le dehors est devenue dur, le dehors est sec. Il n’ya pas les clients on entre même dans les sous-quartiers les gens sont chez eux« .
Un confinement mal perçu
Partout le cri de détresse est le même. Surtout que dans le secteur des bars, de la restauration, dans les boulangeries c’est en soirée que l’activité est porteuse. Même si aucun cas de coronavirus n’est pour l’instant déclaré la terrible maladie a déjà ses effets dans la capitale régionale du Sud. Selon Arnaud Mbetla réparateur de moto » la clientèle s’est amoindrie chez nous. Avant on pouvait dépanner jusqu’à trente motos mais maintenant c’est à peine qu’on atteint cinq motos. Il faut même supplier les clients pour qu’ils viennent parce que tout le monde a peur ».
Une hantise généralisée
Dans les marchés de la ville, les étals et autres boutiques sont pourtant bien achalandés. Les ménagères en grand nombre font leurs emplettes. Côté commerçants pas besoin de faire des surenchères puisque les autorités veillent au grain. Mais certains produits comme le citron et le Lemmon ont augmenté de prix ainsi que certaines variétés de poissons dans les polissonneries de la place. Une situation due selon les grossistes à la limitation des importations des produits venant de la Chine » on est obligé de faire cette augmentation puisqu’à la poissonnerie les prix ont changé on fait avec » lance une revendeuse.
A Ebolowa ces réajustements sont perçus comme une pullule amère à avaler pour les populations. Mais ça c’est le prix à payer pour barrer la route au coronavirus.



