Cameroun-Guy Emmanuel 100 jours à la mairie de Kribi, chronique d’un bilan

Que retenir donc du bilan des 100 jours de Guy Emmanuel Sabikanda à la tête de la mairie de la commune urbaine de Kribi? regard froid du journaliste Ange Noel Mbemam, sur les problèmes profond de la ville, qui fondent les attentes des populations de la ville, qui tarde à trouver une réponse, malgré les actions sur le terrain.

Au commencement était la convocation du corps électoral, au 9 Février 2020, suite au décret du chef de l’Etat, après une longue prorogation. La session extraordinaire du parlement de Décembre, apporte des éclaircis sur les enjeux à venir, bouclant ainsi le débat sur le processus houleux au sein des formations politiques engagées, dont le RDPC, avec une attention particulière sur la ville de Kribi. Et bien oui, parce que là se trouvait un enjeu majeur, celui du contrôle de la mairie centrale, défunte communauté urbaine mis en jeu par les travaux de la session extraordinaire du parlement.
Etat de lieu de la ville
13 ans après sa création, le constat est donc clair, la ville a besoin du sang neuf. neuf, par la qualité des hommes devant conduire son destin, neuf par l’implémentation du développement sociopolitique et économique local, tant attendu. d’autant plus que le potentiel touristique sous exploité, la richesse de la forêt et de la faune, marquée par une biodiversité qui fait des envies à nulle autre pareille. Loin des slogans politiques politiques, le caractère Cameroun en miniature dont l’Afrique en miniature, tant sur le plan humain que sociopolitique et économique environnementale est un fait, dans ce qui est économiquement présenté comme la rampe des grands projets structurants.
Il va donc s’en dire que le choix de l’élu ferait couler beaucoup d’ancres et de salives. le 4 Mars dernier Guy Emmanuel SABIKANDA, après un long feuilleton est élu 4 jours, seulement après l’annonce de sa candidature derrière un slogan baptisé » Kribi intelligente ». Ce pendant que signifie ce concept dans une ville vierge, aux habitudes antiques, marquées par un manque criarde d’infrastructure sociaux de bases, telles que, les routes, éclairage public, toilettes publiques… une ville qui voit mourir son potentiel touristique, marqué par une absence d’infrastructures viables, capable de promouvoir et vendre ce qui dans le temps faisait le made in Kribi, internationalement reconnu.
Le tableau de cette belle ville, devenue au file du temps l’eldorado du désordre urbain et de trafiques de tout genre, amplifiés par une absence totale d’hygiène et de salubrité, plongeant cette dernière dans un état de décrépitude avancé, marqué par une dégradation de son environnement dû à une disparité de morale comportementale civique, qui trouve chemin facile, face à une absence de leadership communal, au niveau où, chacun fait ce qu’il veut, roule comme il veut, construit où il veut, vend où il veut. La ville a perdu de son attractivité au file du temps, ici tout est à refaire. Les chantiers de l’assainissement et de l’aménagement sont donc un défis, pour toute bonne foi.
Bilan des 100 jours et perceptives
Ce pendant s’agit-il du faire pour faire, la méthode en elle même renseigne sur la pertinence à la fois sur la vision et le projet politique. Et en 100 jours, l’opinion à apprécié la méthode Guy Emmanuel SABIKANDA. Brusque, brutale, et spectaculaire, elle a permis de désengorger le marché de Nkolbiteng, qui, jadis étouffait, non seulement de la mafia, qui l’a rendu obèse, mais encore des citoyens qui s’y trouvaient difficilement un chemin en temps normal, sans se soucier du risque en cas de crise, qui appellerait à un sauve qui peut.
On ne la pas vu venir, sans dialogue, ni concertation armé de son bulldozer, quatre jours seulement après sa prise de fonction sous l’impulsion du mentor el senator, l’homme à qui il doit tout, Guy Emmanuel Sabikanda a redonné un de l’air à cet espace public. Mais malheureusement, comme toute action improvisée, la sempiternelle question du « What next ». L’absence d’une suite à ce chantier, laisse paraître les méandres d’une aventure improvisée. Parce que à ce jour, les commerçants déguerpis continuent de vaguer dans la nature.Les bases de la ville intelligente sont donc lancés, seul l’auteur sait exactement où il va. D’ailleurs ç ce sujet le maire persiste, il fonce.
Ce pendant loin de l’émotion, le maire aura permis en outre de mettre en exergue le patrimoine de la mairie, jadis inconnu de l’opinion, utilisé pour certains à des fins privés. L’absence d’un plan stratégique de développement clair, sur les domaines socio-économique et politique locale laisse un doute la voie d’arrivée au bout des 5 ans. En 100 jours, certes beaucoup de choses ont été faites, et tout le monde le voit à Kribi, mais la question de fond demeure, dans quelle logique s’inscrivent-elles? Seule une communication efficace, qui fait défaut jusqu’ici, pourrait nous renseigner.
En attendant le reste de la ville continue d’attendre de voir la matérialisation de la ville intelligente, notamment dans l’aménagement de nos côtes, l’éclairage public, le développement socio-culturel de la ville, la valorisation du riche patrimoine touristique premier atous de la ville. l’accompagnement et le soutien du tissu agro-Economique locale, un chantier et bien d’autres qui, reconnaissons le, ne peut être fait en 100 jours.



