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Gabon- Léon Paul Lobo : « Le golf c’est ma vie… »

Originaire du Gabon et amateur du golf, ce chef d’entreprise a déposé ses valises au Cameroun, en particulier à Yaoundé à l’occasion de la 9ème édition de l’Open International de Golf du Cameroun. Passionné du golf, il fait le tour du monde entier dans le simple but de se faire plaisir en pratiquant à cette discipline. C’est la sixième fois qu’il foule le sol camerounais. La soixantaine sonnée, cet index sept au golf arbore plusieurs casquettes, secrétaire général de le Fédération Gabonaise de Golf et à même temps il occupe le même poste au club golf de Moanda situé au Sud-est du Gabon. Votre rédaction Afrikinfo.net l’a approché, le 11 mai 2018, à l’issue du quatrième tour du tournoi amateur sur le parcours du golf club de la cité capitale.

Entretien

Afrikinfo.net : Parlez-nous de votre amour pour le golf ?

Léon Paul Lobo : Mon amour pour le golf est une longue histoire. J’étais un féru du football et jamais un seul instant pensé que je pouvais jouer au golf. Et puis, malheureusement la santé a son caprice. J’ai eu des problèmes de genou et de cheville. Et, hors hasard d’une rencontre, je croise quelqu’un qui, m’a mis au golf. Et, depuis que je m’y suis mis, j’ai parcouru tellement de pays à cause du golf, qu’à la limite, quand je ne voyage pas ou quand je ne sors pas du Gabon, ce n’est pas bon pour moi (rire…) Donc l’amour, on le traduit comme ça. J’ai un rendez-vous chaque année, sinon deux rendez-vous, mais, le golf c’est ma vie quoi !!

Afrikinfo.net : Pourquoi gardez-vous cette casquette d’amateur au golf ?

Léon Paul Lobo : Il faut savoir qu’il y a deux catégories de personnes. Les amateurs dans le domaine du sport, ce sont des gens qui ne gagnent pas leur vie par le golf. Les professionnels, eux, gagnent leur vie par le golf. Ils sont professionnels parce qu’ils sont payés quand ils jouent un tournoi. On leur donne de l’argent. Moi je travaille, j’ai un travail personnel. Je ne peux pas avoir deux travaux. Parce qu’un professionnel dans la vie c’est celui qui fait un travail. Les golfeurs qui sont professionnels, ils ne jouent qu’au golf, ils ne travaillent pas. Moi je suis professionnel dans la vie privée. Mon métier est en ressources humaines, mais, j’ai la passion du golf et je joue en tant qu’amateur. Nous, amateurs, on joue pour l’amour du golf. Quand on joue à la limite les meilleurs peuvent être primés avec un trophée et un petit lot d’un sponsor. On a un parapluie ou quelques choses comme ça. En général, nous les amateurs, on joue pour ne rien gagner.

Afrikinfo.net : Que dites-vous du golf club de Yaoundé ?

Léon Paul Lobo : Le golf club de Yaoundé c’est un amour. C’est bien que la Fédération Camerounaise du Golf soit soutenue par le ministère. Maintenant, il faudrait que la fédération soutienne le golf club de Yaoundé parce que c’est un parcours magnifique. Mais là, ils ont quant même une certaine souffrance au niveau de l’entretien des greens. Il va falloir passer à des herbes un peu standard pour les greens. Il y a des herbes particulières qu’on prend à gauche et à droite. Il y en aqui ont besoin d’un entretien particulier. Le green ne peut continuer à rester en herbe. Il faut planter l’herbe qu’il faut pour que les greens soient et qu’on n’ait rien à envier en Europe. Aujourd’hui quand on regarde, contrairement au Gabon, le Cameroun avec les structures que vous aviez, vous pouvez accueillir un tournoi international sans problème. Il y a simplement à améliorer les greens et après le reste va être très facile.

 

Afrikinfo.net : Que faut il faire pour que le golf africain puisse émerger ?

Léon Paul Lobo : Il faut les moyens. Moi j’ai accompagné les jeunes gabonais au tournoi junior au Maroc, il y a quelque temps. Et la qualification des deux premiers de ce tournoi, ils partaient jouer au Japon en septembre le tournoi international. Donc ça veut dire qu’ailleurs on a commencé à former les jeunes. Mais pour former les jeunes, il faut des structures. Il faut une école, il faut créer des choses et il faut des moyens. Et, qu’on intègre le sport de façon générale en y ajoutant le golf. Le sport n’est pas seulement la boxe, le football, le judo, le taekwondo. Le sport, ce n’est pas l’athlétisme. C’est aussi le golf. Autant, il y a des structures pour ces sports-là qu’on connait, autant pour le golf. On devrait créer des structures. On fait une école de golf. Au Maroc, j’y étais, il y a une académie de golf qui est prête à accueillir des jeunes qui viennent de nos régions, de notre Afrique Centrale qui peuvent aller là-bas pour apprendre du golf.

Afrikinfo.net : Est-ce que le golf peut vraiment nourrir son homme ?

Léon Paul Lobo : Il y a deux choses au golf. Il y a le prestige que les gens qui connaissent pas le golf, voient de loin. Parce que de loin, les gens voient que c’est un sport de prestige.(Je vais parler comme un vrai africain… Rire), le golf c’est pour les riches. Tout le monde n’est pas riche en jouant au golf parce qu’on choisit un sport par circonstance parfois. Et, l’amour vient quand on pratique le sport. Parfois les gens se retrouvent ceinture du judo mais ça n’a jamais été leur passion. Mais en pratiquant, tout de suite ça vient. Donc, il faut enlever tout ces préjugés sur le golf. Le golf n’est pas un sport élitique. Ce n’est pas un sport de riche, c’est un sport où tout le monde peut venir.

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