Cameroun – Excellence managériale: Les enseignants du lycée de Biyem-Assi corrigent la copie du proviseur
Rendu quasiment au terme de l’année scolaire 2018-2019, l’heure est au bilan. Votre journal a choisi le lycée de Biyem-Assi dans la ville de Yaoundé, pour une séance d’évaluation managériale. Les enseignants de ce lycée d’enseignement général ont donc eu l’occasion de se pencher sur la copie de leur proviseur, madame Onambélé Bindzi Clémentine. Une occasion bien saisie par ces derniers.
« S’il faille évaluer madame le proviseur, je ne vois pas à quel niveau on peut soustraire quelques points. Mais s’il faut noter sur 20, je donnerai certainement 19,5/20. Le démi point qui saute, c’est en terme de vision. Pour que si cette année, elle n’a pas tout donné, que l’an prochain, elle donne plus. Parce que si on donne 20/20, elle pourra comprendre qu’elle a tout fait » confie Efam Ako’o Jean Noel, enseignant d’informatique, au lycée de Biyem-Assi. Quant à Djouédjong Augustine Aimé, censeur dans le même établissement, en charge des pôles informatiques « Je cherche là où on pourrait lui retirer un 0,25 je ne trouve pas. Madame Onambélé est un bon manager ». A en croire les notes accordées par ci et par là, par les enseignants de l’établissement dont elle a la chance de diriger depuis septembre 2018, madame le proviseur du Lycée de Biyem-Assi mérite les distinctions qui lui sont accordés, contrairement à certains. En effet, Onambélé Bindzi née Metougou Magala Clémentine, a été élevée, le 20 mai 2019, au rang de Chevalier de l’Ordre du mérite camerounais. En 2015 déjà, sa bravoure et sa détermination, lui ont values une palme académique.
Du concret
Si le proviseur du lycée de Biyem-Assi est tant apprécié par son entourage et ses collaborateurs, c’est grâce à ses œuvres qui parlent d’elles-mêmes. Dans un savant mélange de rigueur et de fibre maternelle, madame Onambélé Bindzi Clémentine mise sur la discipline, la propreté et le succès. Ce qui ne se cache pas. La cour du lycée de Biyem-Assi est semblable à un jardin botanique. Tout est à sa place pour filtrer l’air pollué de la cité capitale. Au bonheur des apprenants qui n’ont autre devoir que bien assimiler les cours dispensés. Le complexe sportif ( Basketball, Volleyball, Handball etc..), situé à l’entrée principal du lycée démontre à suffire la place qui est réservée aux activités sportives.


fin du démon de la délinquance
A ce jour, la consommation des stupéfiants et de la drogue par les élèves est un lointain souvenir. Selon les personnes et parents interrogés par votre journal, madame le proviseur ne se contente pas seulement des panneaux de sensibilisation aux dangers de la consommation de la drogue et des stupéfiants. Pour monsieur Afam Ako’o Jean Noel, « La consommation des drogues en général et des stupéfiants est un phénomène national. Il n’est pas l’apanage du lycée de Biyem-Assi de façon particulière. C’est un mal que vivent beaucoup d’établissement. En ce qui concerne le lycée de Biyem-Assi particulièrement, le département chargé de la discipline a mis beaucoup d’accent sur ce phénomène là, pour empêcher que nos enfants puissent consommer de la drogue et les stupéfiants. Ce qui fait que cette année, on a enregistré moins de cas d’élèves sous l’effet de la drogue. » D’autre part, selon Djouédjong Augustin Aimé, censeur du lycée, en dehors des plaques de sensibilisation, « nous avons mis dans les salles de classe, des comités de vigilance constitué d’un noyau d’élève appelé à dénoncer les différents actes. Que ce soit les actes de vente ou de consommation pour traquer les responsables de ces phénomènes. Au delà ce comité de vigilance, nous faisons des fouilles systématiques à la première heure quand nous accueillons les élèves qui consiste à refuser tout liquide. Parce qu’ils ont pris l’habitude de mettre ces drogues dans de l’eau. Vous avez l’impression que c’est leurs bouteilles d’eau et jus. Aucun liquide n’entre. En fouillant les sacs. Et puis pour dissuader. Une autre action de madame le proviseur qui est en contact avec des agents de sécurité qui passent deux fois par semaine. Ils rodent autour du campus. Comme les élèves savent qu’ils sont là, et qu’à tout moment, s’il ya un débordement, ces éléments de sécurité vont intervenir. Donc, de moins en moins, ils essayent de délaisser ces mauvaises pratiques ou tout au moins, ils font l’effort de nous cacher cette pratique. C’est de cette manière que nous avons pu avoir un peu de calme au lycé de Biyem Assi. », justifie t-elle. De plus, « Les méthodes que les élèves utilisaient il n’ ya pas longtemps c’est dire, escaladé les murs pour fuir les cours, ont été bannis grâce à madame le proviseur qui a pris sur elle de faire des travaux permettant de lever des murs de l’établissement pour ne citer que ces quelques exemples. », ajoute elle.

Les NTIC, une priorité
Depuis son arrivée au lycée de Biyem-Assi, madame Onambélé s’est mise une idée dans la tête. Cette dernière souhaite offrir à ses apprenants un cadre idoine et agréable pour les études. Raison pour laquelle, les nouvelles techniques de l’information et de la communication sont une priorité. Djouédjong Augustine Aimé, censeur au lycée de Biyem-Assi, en charge des poles informatiques « Pour votre information, nous avons une salle spécialisée pour les séries technologie de l’information, série qu’on ne trouve pas déjà dans tous les établissements. S’il faut parler du bilan de l’année 2018-2019, je vais dire pour ne pas jeter les fleurs à mon proviseur, qu’il est élogieux. Elogieux dans quelle mesure ? je vais prendre déjà le côté dont je maitrise le plus . C’est-à-dire, l’enseignement au lycée de Biyem-Assi. La salle d’informatique est hyper équipée depuis la rentrée 2018-2019, comme on en trouve pas ailleurs. Quand vous regarder, vous avez l’impression qu’il s’agit d’un budget d’investissement public alors que c’est un travail abattu par madame le proviseur. Ceci a suscité l’admiration des inspecteurs qui sont entrain de nous proposer un centre multimédia. »

En terme de matériel, on y trouve les tableaux numériques, les vidéos projecteurs dans toutes les salles, des PC pour chaque apprenant. Des imprimantes haut de gamme, des documents qui ont été achetés pour l’enseignement d’informatique, les documents fonctionnels, le tableau d’aération pour l’électricité, la climatisation, la connexion internet permanente, les ordinateurs connectés en réseau avec un poste serveur qui permet de contrôler tous les postes clients des élèves. « Toutes les conditions ont été mises en place pour que les élèves puissent travailler dans des conditions meilleurs. » confie monsieur Afam.



