Régulation de la communication: Le CIRCAF évalue son parcourt

Le Ministre de la communication du Cameroun Issa Tchiroma Bakary a procédé à l’ouverture de la 9e conférence des instances de régulation de la communication d’Afrique ( CIRCAF). Les travaux, du 12 décembre 2018, à Yaoundé, étaient placés sous le signe de l’évaluation du du chemin parcouru depuis 20 ans.
Le réseau des instances africaines de régulation de la communication ( RIARC) a vingt ans cette année. Le Cameroun étant membre fondateur de cette institution africaine de régulation de communication, abrite les travaux. Les travaux qui se tiennent depuis le 12 décembre, sont placés sous le thème, «20 ans du RIARC: défis et perspectives». Une occasion pour évaluer le chemin parcouru, établir un bilan des actions menées pour se prospecter.
Pour Adam Boni Tessi, président de la haute autorité de l’audiovisuel et la communication ( HAAC) du Bénin, secrétaire exécutif du RIARC, le bilan est positif. « Les décisions de cette institutions sont prises en compte. Il y a évolution dans le phénomène institutionnel des instances de régulation des médias. Il y a des pays ou ça commencé tout simplement par les médias audiovisuels. Notamment en Côte d’Ivoire , par la suite ils ont su qu’il faut réguler la presse écrite aussi. Le Maroc a commencé avec l’audiovisuel par la suite à installé une instance de régulation de la presse écrite. Au Bénin nous sommes pionnier ,nous avons une compétence large. Au de là de l’audiovisuel nous régulons la presse écrite, la publicité, la presse en ligne et nous avons ce qu’il faut comme texte. Donc après 20 ans je peux dire que un bon chemin a été fait. Et aujourd’hui le phénomène de régulation est un instrument dont tout les pays s’approprient, tout le monde connaît sa nécessité.»
Le RIARC occupe une place importante dans la construction d’un espace médiatique sain en Afrique et au Cameroun. Ainsi donc, le conseil national de la communication que dirige Peter Esoka au Cameroun, encadre l’univers médiatique. Celui ci contient plus de 600 stations radio et organes de presse écrite, près de 200 télévisions et une cinquantaine de médias en ligne. Rappelons qu’au terme assises, c’est toujours le Cameroun qui va hériter de la présidence du RIARC au sorti de ces assises.
Vingt ans après sa création en 1998 à Libreville au Gabon, le RIARC a connu une évolution certaine et visible. L’on peut citer l’avènement du média internet dans le champ de la communication. L’arrimage à la télévision terrestre numérique ( TNT) avec l’apparition de nouveaux acteurs dans le paysage de l’audiovisuel. À ce jour le RIARC a en son sein 35 membres. Il a tenu 8 éditions du CIRCAF depuis sa naissance, chaque deux ans comme prévu dans les textes.



