Coupe de l’Uniffac 2018 : le Tchad techniquement fort
Les lions indomptables U17 ont été tenus en échec par les Sao du Tchad. Les deux équipes sont rentrées dans les vestiaires sur un score de parité d’un but partout au stade militaire de Yaoundé. C’était le 5 avril 2018 à l’occasion du match d’ouverture de la 5ème édition de l’Union des Fédérations de Football d’Afrique Centrale (Uniffac).
Le Cameroun et le Tchad ont fait leur première sortie comptant pour la poule A. A la fin de la partie les deux équipes se partagent les trois points. A l’entame de la rencontre, le pays organisateur a montré une bonne figure de jeu avec des longues passes sur les côtés. A la dixième minute, le sociétaire de l’école de football des Brasseries du Cameroun, Jean Baptiste Nelson Djembe a inscrit le premier but du tournoi international. Après l’ouverture du score, les moins de 17 ans comme leurs aînés séniors ont fait profil jusqu’à la fin de la première manche. Ceci était face aux multiples stratégiques déployées par les cadets tchadiens.
Malgré leur petit gabarit, les Sao du Tchad ont montré de la détermination. Le jeu simple associé aux courtes passes, les caractérisait. les saos ont mis en faillite le plan du sélectionneur national, Thomas Lippi. Malgré les offensives menées par l’adversaire du Cameroun, le pays hôte a su s’imposer au cours de la première période.
De retour des vestiaires pour la seconde manche, l’objectif pour le Cameroun est de gagner la rencontre. C’est ainsi que le coach camerounais a injecté trois nouveaux joueurs à vocation offensive. Tandis que l’entraineur tchadien, Mahamat Alamine a inculqué à ses poulains « de jouer le football. On est là pour compétir peu importe le score. On a dit aux jeunes, jouez et prenez du plaisir et puis le résultat viendra après », explique t-il au terme de la rencontre. Sur l’aire de jeu, les deux équipes se sont maîtrisées. Mais le jeu collectif des Saos du Tchad a dicté sa loi.
Les bébés Saos ont arraché les applaudissements des amoureux du beau jeu. Ils ont su gérer les joueurs camerounais de façon technique et tactique. Conséquence, les poulains de Thomas Lippi ont passé leur temps à commettre des fautes. Résultat de cause, le pays organisateur s’en est sorti avec plusieurs cartons jaunes obtenus. C’est à la 79 minutes que sur une occasion amenée depuis l’aile gauche par Tahir Zakaria, que le sociétaire de l’école de football du Club africain du Tchad, coupe le souffle au public camerounais. Ce jeune joueur tchadien a mis à terre les calculs du patron du banc camerounais. Le Tchad arrache donc un match nul à l’issue de cette première sortie de la poule A. Un score de parité synonyme de victoire pour le pays d’Idriss Déby Itno. Mais pas un fait de hasard. Car,« on est pas du tout surpris, c’est des joueurs qu’on a pris à l’âge de 12 ans qui ont participé à la première édition de l’Uniffac. C’est la deuxième année que nous avons ces jeunes nous pensons que ce n’est pas du hasard. Ils ont joué un bon football » a martelé le sélectionneur tchadien à l’issue de la confrontation. Cette prestation éblouissante des bébés tchadiens tire sa source du championnat des U-17 organisé par la Fifa sur ledit territoire. Mais aussi de l’académie nationale tchadienne qui a favorisé la formation de certains jeunes qui y figure dans cette expédition. Pour le portier camerounais, c’est une déception. « On devait essayer de forcer la victoire. L’équipe tchadien était difficile à manœuvrer, elle est assise techniquement et tactiquement » a lancé le sociétaire de Dauphin de Yaoundé, Manuel Nkoulou.Même son de cloche pour le buteur camerounais, « Il y’a plus de joueurs qui se sont relâchés vers la fin du match dû à la fatigue. Il y’a ceux qui ne se sont pas mis dans la compétition et d’autres qui se sont réservé pour le prochain match » a élucidé Djembé Nelson Jean Baptiste, sociétaire de l’école de football des Brasseries du Cameroun. Espérons que le Cameroun pourrait développer un plus meilleur football face à la sélection U17 de Sao thomé et Principé, ce vendredi, 6 avril 2018 au stade militaire de Yaoundé.



