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Cameroun-Etablissements des actes de naissance – La Mairie de Kribi 2e parmi les 21communes bénéficiaires

Le cahier de charge y affèrent a été signe ce 15 juin 2023 à Yaoundé, entre la ministre de la promotion de la femme et de la famille(Minproff), Marie Thérèse Abena Ondoa et Theorine Noale epse Ntoutoum, maire de la commune d’arrondissement de Kribi 2e.

Sept régions sur dix notamment le Centre avec les communes de ( Nitoukou, Mengueme, Ayos, Ngoumou, Akono, Bot Makak, Esse, Ebebda) ; le Littoral avec la commune de Bare ; l’EST avec les communes de ( Messamena, Mboma et Ngoyla) ; le Nord avec la commune de ( Figuil) ; l’Adamaoua avec les communes de (Mbe, Mayo Baleo) ; l’Extreme-Nord avec la commune de Datcheka et enfin le Sud représenté par les communes de ( Ambam, Kribi 2, Bipindi Ebolowa II et Biwong Bulu) ont bénéficié de l’accompagnement financier du Minproff pour l’enrôlement de 26691 enfants à l’état civil.

Lors de la signature dudit cahier de charges, la Minproff a prescrit aux maires bénéficiaires de pouvoir respecter les délais fixés et d’établir les actes de naissance avant la prochaine rentrée scolaire, « Le Minproff conformément aux dispositions de l’article 33 du décret 2012 / 638 du 21 décembre 2012 est chargé entres autres de la facilitation de l’enregistrement des actes de naissance. Il s’agit d’une part de sensibiliser les communautés sur l’importance de l’acte de naissance et d’autre part d’octroyer des appuis pour les jugements supplétifs, comme c’est le cas aujourd’hui. Le choix porté sur les communes pour conduire cette opération n’est pas anodin. Au moment où la décentralisation est irréversiblement en marche, le Minproff s’est engagée à responsabiliser les Collectivités Territoriales Décentralisées qui connaissent mieux les besoins de leur population et qui sont compétentes en la matière. Mesdames et Messieurs les maires, vous avez bien saisis le Minproff pour vous accompagner dans le processus d’enregistrement des enfants fantômes de votre circonscription respectives a l’état civil, certains d’entre vous, on sollicite des appuis pour un nombre d’enfants plus élevées que celui retenu au regard de l’ampleur du phénomène d’enfants vivant sans acte de naissance dans leur municipalité. Mais, compte tenu de la forte demande et eu égard à nos ressources, nous apportons ce jour un appui dont le montant s’élève à 266 910 000 FCFA en faveur de 21 communes pour le financement de 26691 jugements supplétifs. Vous voudriez bien, mesdames et messieurs les maires, prendre toutes les dispositions utiles pour que le processus d’établissement des actes de naissance se déroule dans les délais convenus. Il est souhaitable au besoin, que ces actes soient produits avant la prochaine rentrée scolaire. », A martelé Marie Thérèse Abena Ondoa, Minproff.

Des recommandations de la Minproff bien intégrées par les maires, tel que nous l’a confié, le maire de la commune d’arrondissement de Kribi 2e, Theorine Noale epse Ntoutoum, « Cette opération est la bienvenue, parce que c’est un souci majeur. J’étais submergée à l’approche du CEPE, j’étais coincé car beaucoup d’enfants ne disposaient pas d’actes de naissance. Mais avec ce financement du Minproff à hauteur des millions pour plus de mille cinq cents enfants, nous allons pouvoir établir ces actes. C’est un ouf de soulagement pour les parents. Je suis sûr qu’avant la prochaine rentrée ces enfants seront déjà en possession de leur acte de naissance, car moi-même en tant que parent, je mesure l’importance de ce document. », A-t-elle souligné.

Un acte pour stopper la saignée

Sur un plan statistique, au Cameroun, le taux national d’enregistrement des naissances des enfants de moins de 5 ans est estimé à 66, 1 % selon l’enquête par Drap indicateur multiple de 2014. Selon la même source, les taux les plus bas se retrouvent dans les régions du Nord avec 61%, l’EST 58%, le Sud-Ouest 56%, l’Extrême-Nord 42%. Une situation qui ne s’est pas beaucoup améliorer au cours de la présente décennie. En effet, une étude réalisée en 2021 par L’Institut National de la Statistique(INS), a révélé que 30% d’enfants de moins de 5 ans ne sont pas enregistrés à l’état civil, et dans la même année, l’on a dénombré 1 600 000 enfants scolarisés sans actes de naissances.

Myriane DJAMEGNE

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