Cameroun- Augmentation de la production agricole : La FAO et le gouvernement engagés à restituer aux terres leur fertilité

Cameroun- Augmentation de la production agricole : La FAO et le gouvernement engagés à restituer aux terres leur fertilité
Le ministre de l’environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable ( Minepded) Hele Pierre, a présidé, hier, 30 novembre, l’atelier de lancement du projet PPG CEF 7 GCP/CMR/ 904P/GFF intitulé » Neutralité de la dégradation des terres ( NDT) et atténuation des émissions de gaz à effet de serre ( GES) dans la zone agro-écologique soudano-sahelienne du Cameroun. Dans cette initiative, l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture ( FAO) s’inscrit entend que principal partenaire.
Selon les résultats d’une enquête réalisée par le ministère de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable, au Cameroun, près de 12 millions de terre sont dégradées. Le grand Nord occupe à lui seul 08 millions de ces terres. Résultat des causes, la production agricole affiche des résultats insuffisants. Et pourtant, Dans la zone soudano-sahélienne du Cameroun, l’agriculture et d’élevage jouent un rôle important dans les moyens de subsistance locaux. 75 % de cette population est agriculteur, cultivant une superficie moyenne de 2,3 hectares. Hélas la main humaine serait le principal facteur de destruction. Selon Hele Pierre, « Sur le terrain, nous avons constaté que la dégradation des terres est un facteur éventuellement issu des activités humaines. Les gens coupent, et déboisent. Mais ne plantent pas. C’est autant de choses qui augmentent la dégradation des terres et elles deviennent stériles. ». D’où toute la quintessence de cet atelier de lancement du projet PPG CEF 7 GCP/CMR/ 904P/GFF intitulé » Neutralité de la dégradation des terres ( NDT) et atténuation des émissions de gaz à effet de serre ( GES) dans la zone agro-écologique soudano-sahelienne du Cameroun. Pour Athman Mravili, représentant résident de la FAO au Cameroun, « Face à ces défis, ce projet est pensé pour apporter une contribution significative dans la panoplie des solutions liés à la dégradation des terres dans le Nord et Extrème-Nord[…] d’autant plus que l’agriculture verte et climato-résiliente fait partie intégrante du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique du Cameroun ». Au ministre Hélé Pierre d’ajouter « Il s’agit de rendre neutre la dégradation de terre. C’est-à-dire qu’il faut reboiser. Il faut lutter contre la désertification, la dégradation terre. C’est très important. Il faut donc que chacun mette la main à la pâte. C’est un problème qui interpelle tout le monde. Pas seulement les organisations tels que la FAO. Donc, Je pense que si on exécute bien ce projet, on pourrait avoir une augmentation de la production agricole qui va mettre les gens à l’abri de la famine. »
En effet, afin d’accompagner le Gouvernement du Cameroun dans le processus du montage et de la mise en œuvre dudit projet, trois agences ayant les avantages comparatifs ont été identifiées, à savoir la FAO (Chef de file), le FIDA et l’UICN.
Au cours de cet atelier, il était question de présenter le PPG, planifier la mise en œuvre et le suivi de ses activités en collaboration étroite avec le MINEPDED, l’Autorité Nationale Désignée et Point Focal GEF du Cameroun, le FIDA, l’UICN, les administrations sectorielles concernées ainsi que des organismes non gouvernementaux actifs sur les thèmes importants dudit projet afin de les mettre en œuvre ; Présenter et affiner la feuille de route des activités. « Nous avons fait un travail de terrain pour évaluer l’ampleur du problème. […] Il faut donc que nous puissions nous y mettre. Nous savons également que sur le plan changement climatique, ça un coût. Je pense donc que cet atelier est venu au bon moment. » conclue le Minepded au cours de son échange avec la presse.



