Lutte contre les hépatites virales – Vers une éradication du phénomène d’ici 2030

Lutte contre les hépatites virales - Vers une éradication du phénomène d’ici 2030 1

C’est dans cette optique que la Commission nationale Hépatites zéro Cameroun et les Rotary clubs de Yaoundé ont organisé une conférence publique et des campagnes de dépistage gratuites à l’effet de sensibiliser les masses.

« Rapprocher les soins hépatites de vous ». C’est sous ce thème que ce célèbre en cette année 2022 la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales. Dans ce sillage, la commission nationale hépatites zéro Cameroun et les Rotary clubs de Yaoundé ont organisé ce 27 juillet 2022 une conférence publique jumelée à des séances de dépistage gratuits des hépatites virales B et C au profit des volontaires.

Ainsi, au Cameroun les hépatites virales sont un problème de santé publique avec des prévalences de 8,3% pour l’hépatite B 1,03% pour l’hépatite virale C et de 10,5% pour l’hépatite virale D. Fort de cela, il est important d’investir dans l’élimination de ces hépatites d’’ici 2030. Tel, est le leitmotiv du ministère en charge de la santé publique, et par ricochet de tous les personnels en charge de cette question. Au cours de cette conférence, l’assistance a eu droit à trois exposés. Le premier présenté par le Professeur Njoya Oudou avait pour thème « hépatites virales : Etat des lieux au Cameroun. » En filigrane, l’on a pu retenir que, cet état de lieux porte sur plusieurs aspects : épidémiologique, de la prévalence et sur l’aspect du traitement. Le Cameroun est un pays de haute endémicité pour l’hépatite virale B et C. Sur le plan de la prévention, elle souffre du fait que l’Etat Camerounais a fait beaucoup d’efforts depuis 2005, car systématiquement il y a l’hépatite virale B en vaccination des nouveau-nés, elle vient six semaines après la naissance, donc entre la naissance et les six semaines, il y a toutes les possibilités d’avoir encore des contaminations. Ainsi, l’effort à faire est de ramener cette prévention dès la naissance. Pour ce qui est du traitement, il a été subventionné fortement par l’Etat et nous avons aujourd’hui des médicaments très puissants qui nous permettent de guérir l’hépatite virale C en douze semaines.

Les deux autres thèmes soumis à l’attention de l’assistance ont été présenté tour à tour par le Dr Mbella. Le premier était intitule « prévention de la transmission mère-enfant au Cameroun », et le second « prise en charge des hépatites virales au Cameroun. ». Par rapport à la transmission mère-enfant, il est le pilier le plus important dans l’hépatite virale B. Tout d’abord, toute femme enceinte doit se faire dépister contre l’hépatite virale B pour prévenir la transmission. La seconde chose, toute femme enceinte doit s’assurer que son enfant reçoive une dose de vaccin contre l’hépatite à sa naissance pour préserver des vies. En ce qui concerne la prise en charge, il faut dire qu’une fois dépister, il faut se rapprocher des services sanitaires en fonction de son statut, du résultat de son dépistage. S’il est positif, il est important de se rapprocher des services de prise en charge pour avoir une confirmation virologique de la maladie, afin de connaitre le traitement adéquat qui y sera administré.

Soulignons que, le patient qui est mis sous traitement doit savoir que des efforts ont été fait par le gouvernement camerounais pour renforcer l’accessibilité du traitement en terme de coût, et de dispositions au niveau des centres de prise en charge.

Notons que cette semaine de l’hépatite virale se déroule également dans les villes de Douala, et Bamenda, et, du 28 au 29 juillet 2022 les campagnes de dépistage des hépatites B et C auprès des femmes enceintes se déroulent respectivement à l’hôpital central de Yaoundé, l’hôpital Laquintinie et l’hôpital régional de Bamenda.

Myriam DJAMEN