Passage à niveau : Beaucoup de camerounais l’ignorent

Passage à niveau : Beaucoup de camerounais l’ignorent
À l’occasion de la célébration de la journée mondiale dédiée à la sensibilisation aux passages à niveau qui se célèbre le 10 juin de chaque année, CAMRAIL accompagné par le Ministère des Transports et l’association SECUROUTE se sont mobilisés sur le terrain le 09 juin 2022 pour mener des actions de sensibilisation des usagers à l’utilisation des passages à niveau dans quelques points de la ville de Yaoundé.
Dans un micro trottoir, votre journal Afrikinfo.net s’est engagé à donner la parole aux usagers de la routes. Piétons, automobilistes ou encore motocyclistes, tous ont fait l’objet d’une interrogation. Ce que s’est qu’un passage à niveau. Grande est la surprise de savoir que sur 10 personnes interviewées, seulement deux ont pu répondre correctement. C’est ainsi le cas pour beaucoup de camerounais qui ignorent malheureusement ce que s’est et par conséquent l’ attitude a adopté en cas d’annonce du passage d’un train. L’on l’aurait bien compris, le passage à niveau étant le point de rencontre entre une voie ferrée et une voie routière. L’une des principales conséquences directes de cette ignorance est le nombre d’accidents auxquels l’on assiste au quotidien dans ces points. Répondant aux questions des reporters du journal, Madame Pokem, callboxeuse non loin du passage à niveau de l’hôpital général confirme que, depuis 07 ans qu’elle est installée là, c’est au moins 5 drames dont elle aurait été témoin. Non loin de là, Navaro Tchinda, conducteur de mototaxi énumère le type de causes qui conduisent à l’inévitable. Pour lui, il aurait assisté à plusieurs reprises à des accidents dus, soit à des excès de vitesse, un problème technique ( le frein d’un camion qui lâche), ou encore le manque de vigilance.

D’où la nécessité de mettre un accent sur la sensibilisation. Armé d’autocollants, flyers, banderoles, la caravane de sensibilisation s’est déployée dans la ville de Yaoundé. Pietons, automobilistes, mototaximen, personnes ne passent sans recevoir sa décharge de flyers et d’échanges. Ces gladiateurs qui ont choisis de sacrifier de leur temps pour sauver des vies en sensibilisant sont conscients de la gravité de la situation.
En rappel, la ville de Yaoundé compte quatre passage à niveau. Notamment, celui de Damas, Obobogo, hôpital général, abattoir.
Un responsable de SECUROUTE repond aux questions d’AFRIKINFO.NET
AFRIKINFO.NET : Qu’est ce qu’un passage à niveau ?
Un passage à niveau c’est la rencontre entre une voie ferrée et une voie routière. La voie ferrée à la priorité. Parce que de part la réglémentation, le voie ferrée est prioritaire sur la route. Raison pour laquelle nous sommes là pour sensibiliser les riverains et les automobilistes.
AFRIKINFO.NET : Quels sont les mesures de prudence ?
La première mesure de prudence est d’imposer le stop, s’assurer qu’aucun train ne passe avant de s’engager. Si par mégarde vous vous engager et que vous vous retrouvez entre les deux barrières, vous devez dégager rapidement en cassant les barrières. Si votre voiture ne peut pas bouger, vous devez sortir et partir immédiatement parce que le train à la capacité de s’arrêter seulement un kilomètres après avoir posé l’acte de freinage
AFRIKINFO.NET : Quels sont les mesures de sécurité suplémentaires ?
C’est un problème législatif. Un passage à niveau est créé par un décision du ministère des transports. Au Cameroun, plus de 80 % des passages à niveau sont des passages clandestins. Ces passages là ne repondent pas aux normes. Nous ne devons pas les confondre avec les passages qui sont réglémentés, crées par le gouvernement. Pour cela, le Cameroun est entrain de mettre sur pied, des passages automatisés dans les zones urbaines
AFRIKINFO.NET : Combien de passages à niveau avons nous au Cameroun ?
Nous avons environ 112 pasages à niveau officiels
Cependant il existe des passages clandestins. Nous demandons aux usagers de faire très attention à ces passages là. Ils peuvent perdre leur vie ou être gravement blessés.
Propos recueillis par Jonas ABENA,



