Cameroun – Filière Café : Quand le capitaine du Noun s’appelle Mohamed VESSAH
Cameroun - Filière Café : Quand le capitaine du Noun s’appelle Mohamed VESSAH

Cameroun – Filière Café : Quand le capitaine du Noun s’appelle Mohamed VESSAH
Propriétaire de plus 100 hectares de terre, Mohamed VESSAH, s’est laissé guider par son instinct d’homme d’affaires et le résultat est visible. On parle d’environ 9 000 tonnes de récolte de café par an. De quoi se bomber le torse.
Au premier semestre 2018, l’économie camerounaise a engrangé un montant de 794,6 milliards de francs Cfa pour avoir exporté vers le marché extérieur, une cargaison de 2,5 millions de tonnes de produits divers. Selon l’Institut national de la statistique (INS), qui révèle ces chiffres, ces recettes d’exportation sont en baisse de 16,8% par rapport au premier semestre de l’année 2017. En dépit du recul observé sur les revenus de la vente des huiles brutes de pétrole (-33,8%), de l’aluminium brut (-32,8%) et du caoutchouc brut (-33,1%), au cœur de cette baisse de recettes d’exportation, se trouve principalement le repli des ventes dans la filière cacao-café.
En effet, souligne le rapport de l’INS, à fin juin 2018, les recettes d’exportation des fèves de cacao au Cameroun ont chuté de 13,4%. Mais les ventes à l’extérieur ont été encore plus mauvaises sur les produits issus de la première transformation du cacao tels que la pâte et le beurre de cacao, dont les recettes ont respectivement chuté de 89,4% et 90,4% au cours de la période sous revue. Dans le même temps, les recettes d’exportation du café camerounais s’amenuisaient de 30,1%, selon les pointages de l’INS.
Cette baisse des recettes d’exportation, notamment sur le café et ses dérivés, peut d’abord s’expliquer par l’insécurité dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun.
Ainsi, à l’occasion du lancement de la campagne caféière 2018-2019 au Cameroun, l’interprofession et le gouvernement ont établi qu’entre autres mesures à prendre pour relancer la production locale de café, il faudrait susciter l’augmentation de la consommation locale encore en deçà des 2%, des 20 000 tonnes produits au Cameroun l’an dernier.
Pour inverser la tendance, il faudrait aller vers la niche qu’est la population jeune du pays dans un pays où les 15 à 40 ans font environ 40% des habitants. Pour cela, les producteurs locaux, sont invités à accompagner les stratégies marketing que vont mettre en œuvre le gouvernement, l’interprofession et l’Office national du Café. L’idée étant que si les jeunes du pays intègrent la consommation du café dans leurs habitudes alimentaires, on dépasserait largement les 2% de consommation locale de la production.
Autre dimension de la réflexion, c’est la participation accrue des jeunes à la culture du café. Elle prendrait la place des planteurs ayant déjà passé le 3e âge pour l’essentiel qui ne peuvent avoir une production optimale. Les pouvoirs publics ont pour cela lancé des opérations de financement de projets agricoles montés par les jeunes.
Cette interpellation, Mohamed Vessah n’a pas eu besoin d’attendre. Depuis sa tendre enfance, il a décidé de consacrer sa vie au travail de la terre. Le café est donc sa passion. Il va s’investir à 100%. Dans son village, dans l’arrondissement de Massangam, département du Noun, région de l’Ouest Cameroun, il met à contribution ses terres pour atteindre son objectif. Il bénéficie pour cela de l’encadrement des grands notables de la cour royale. L’échec n’existant pas dans son vocabulaire, l’homme d’affaire bat des records incroyables. Son chiffre d’affaire ne cesse de croître. Aujourd’hui Mohamed VESSAH, âgé de 34 ans seulement est une succes story pour les jeunes qu’on peut sans risque de se tromper dire qu’il a réussi le pari de l’entrepreneuriat dans le secteur agricole.
Il faut préciser que Mohamed VESSAH KOSSOVO, ne se limite pas seulement au café. Il est aussi propriétaire de plusieurs plantations de cacao, des arbres fruitiers, banane-plantains et une palmeraie. Homme d’affaires prospère, ce dernier ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il vise désormais la transformation des produits agricoles.
C’est donc une matière grise sur laquelle l’Etat peut compter pour booster l’essor de l’économie camerounaise.



