FOTRAC 2025: Pour que triomphe le libre échange continental et le commerce transfrontalier
FOTRAC 2025: Pour que triomphe le libre échange continental et le commerce transfrontalier

FOTRAC 2025: Pour que triomphe le libre échange continental et le commerce transfrontalier
Placée sous le thème, « Transformer les corridors d’Afrique Centrale en de véritables passerelles sécurisées pour l’atteinte des objectifs du développement durable et les visées de la ZLECAF», la Foire Transfrontalière d’Afrique Centrale ( FOTRAC ) édition 16 ouverte depuis le 17 juillet 2025, donne à voir et à entendre dans les trois villes frontalières Kye-Osi (Cameroun) Bitam (Gabon) et Ebibeyin (Guinée Équatoriale).
Depuis le début de la FOTRAC, c’est une avalanche de participants qui répondent présent à ce traditionnel rendez-vous, où la réalité de la libre circulation des biens, des personnes, et échanges sont au coeur des débats. Avec une méthode fraternelle et fédératrice, Danielle Nlate, promotrice et vice présidente du comité d’organisation entend faire passer le message. Dans la joie, les visites dans les trois villes frontalières font découvrir le potentiel culturel des coins et recoins de la sous région Afrique Centrale et même francophone. Entre expositions ventes et services, Be to Be, échanges de services, établissement des partenariats entre secteur privé, la société civile et les administrations, la FOTRAC 2025, fait preuve de l’âge de la maturité. Occasion pour le gouverneur de la région du Sud Félix Nguelé Nguelé, en présidant la cérémonie officielle de lancement, le 23 juillet dernier, invite les institutions, des communautés économiques concernées à s’impliquer d’avantage pour le rayonnement de cette foire qui pour lui, «… aura contribuer au développement des échanges commerciaux en Afrique Centrale dont tous les avis s’accordent à dire qu’ils demeurent très faibles.» Il ajoute par la suite, « C’est l’occasion pour moi de remercier la délégation de la Guinée Équatoriale et celle du Gabon pour leurs actions et contributions multiformes pour la réussite parfaite de cette rencontre depuis les précédentes éditions. Je voudrais vous dire qu’il est grand temps de faire de la FOTRAC, un lieu de rendez vous des entreprises de renom de la région et de la sous-région qui viendraient exposer leurs produits et leurs savoirs faire afin que la réputation acquise au fil des éditions de cette manifestation économique et commerciale soit définitivement consolidée.» Au delà, des expositions, des ateliers et tables rondes sont établis pour réfléchir sur le thème choisi pour l’occasion. D’après Danielle Nlate, promotrice et vice présidente du comité d’organisation, « Pour parler d’intégration, il faudrait que ça parte de la base. Il faudrait que les échanges soient fluidifiés, qu’ils soient intensifiés entre les citoyens de la communauté. Que ce soit les commerçants, ou d’autres acteurs de développement dans les échanges intra communautaire, qu’on puisse vraiment élaguer toutes les difficultés, entraves qui empêchent aux citoyens de s’épanouir. Nous avons les décisions des chefs d’État, nous avons des actes. Maintenant, il est question de l’opérationalisation…» D’où l’importance du thème soumis à réflexion. « C’est depuis 16 ans que nous travaillons de concert avec les gouvernants, avec les institutions tels que la CEMAC, la CEEAC, UNOCA, et autres. Donc la société civile devrait continuer à jouer sa partition afin de sensibiliser, d’éduquer, et d’informer les masses qui s’aventurent des fois sans maîtriser les textes . Il est donc question de formaliser leurs entreprises, les groupes.» ajoute elle avant une tentative de réflexion effectuée par le Directeur du Commerce Gabonais, qui selon lui, c’est un impératif. « Il faut renforcer les corridors existant. Si je prend le corridor que je connais le mieux, celui de Yaoundé – Libreville qui fait à peu près 1000 km, vous verrez que Kye-Osi est au centre du corridor. Il ne faut donc pas que ce soit un obstacle. Mais, le point d’encrage à partir duquel deux réseaux nationaux Kye-Osi – Yaoundé et Kye-Osi – Libreville soient connectées. Donc on a plus besoin de faire une connexion de tous les corridors que nous avons pour faciliter les échanges et faire en sorte que nos opérateurs économiques soient plus ou moins satisfaits. Bien évidemment cela fera aussi en sorte qu’il y ait des retombées positives par rapport aux coûts et prix des biens pour nos communautés.
En rappel, cette foire qui a commencé le 17 juillet referme ses portes le 30 juillet prochain.



