PUBLISH WHAT YOU PAY Cameroon :Voici les quatre piliers sur lesquels reposent les cinq prochaines années

PUBLISH WHAT YOU PAY Cameroon :Voici les quatre piliers sur lesquels reposent les cinq prochaines années
L’assemblée générale de la Coalition Camerounaise PUBLISH WHAT YOU PAY ( PWYPCA Cameroun ) s’est ouverte, le 02 novembre, à Yaoundé. Pendant trois jours ( du 02 au 04 novembre), les différents membres ont dressé l’état des lieux et fixé les perspectives à venir pour l’accès facile aux informations dans le secteur extractif au Cameroun.
Cette rencontre intervient dans un contexte où, « nous sommes dans la lamentation. Le Cameroun n’arrive pas à relever les défis comme pays mettant en oeuvre ITIE. Depuis que les règles, exigences et initiatives sont devenues la norme, le Cameroun a échoué dans l’exercice de la validation de le mise en œuvre de l’initiative deux fois. Il venait juste de sortir d’une suspension de n’avoir pas produit son rapport de conciliation de l’exercice 2018 dans les délais. Voilà le contexte dans lequel se déroule notre assemblée générale. » Un véritable challenge selon Sylvanus Shulika Binla, du Service National Justice et Paix par ailleurs Point focal de la Coalition PUBLISH WHAT YOU PAY Cameroon. « C’est une interpellation pour nous tous. Groupement, parlementaires, secteurs privées et entreprises , communes, société civile et population. » ajoute-t-il.
Durant ces trois jours, des exposés, bilans et renouvellement de l’organe dirigeant ont meublé l’assemblée. Pour ce faire, la coalition fixe sa vision quinquennal sur quatre piliers. Entre autres, Informer, Influent, entendu et connecté. Quatre mots qui vont guider la coalition Camerounaise PUBLISH WHAT YOU PAY durant la période 2020 – 2025. Dans son exposé, le coordinateur Afrique de PWYP détaille la nouvelle vision « En 2019, un ensemble de consultation ont été faites à travers le monde. Cela nous a donné la possibilité d’aboutir à la vision 2020-2025. Cette vision qui s’appuie sur quatre piliers, notamment informer ( Il s’agit entre 2020 et 2025 de continuer le travail de plaidoyer pour plus de transparence, pour plus d’accès aux informations. Bien que de nombreux pays aient fait des progrès en matière de divulgation et d’accès aux données, pour certains pays c’est encore une utopie. Par exemple, les contrats issus des exploitations des ressources minières. Influent ( Il s’agit d’utiliser les données une fois qu’on a milité et obtenu les contrats, il s’agit pour nous de les utiliser. Pour ce faire, nous allons renforcer les capacités des membres sur l’utilisation des données, comment lire des contrats, comment traduire les informations en imageries, nous travaillons également à partager ses informations entre les membres pas seulement ceux qui sont au niveau d’un pays mais également entre les membres qui sont dans différents pays et différents continents.), entendu ( il est de plus en plus difficile pour les acteurs de la société civile de s’exprimer librement sur un certain nombre dû à la restriction des espaces. Nous avons pris conscience de cela, pour cela, nous avons décidé de mettre un accent sur la norme ITIE qui prévoit en son exigence 1.3 la libre participation de la société civile à des commissions qui ont trait aux questions du secteur extractif. En 2021, nous avons organisé les renforcement des capacités au profit de 13 coalitions d’Afrique Francophone et le Cameroun a également bénéficier de ce renforcement des capacités à travers la formation d’un point focal. connecter ( il s’agit ici, de renforcer notre collaboration entre les membres de la coalition mais également entre les membres du dircom coalition à travers le monde. Nous allons établir ici des partenariats, nous allons nous intéresser à de nouvelles dimensions, changement climatique, transition énergétique… Parce que nous avons pris conscience de ce que toutes ses thématiques mis ensemble ont des liens avec l’industrie extractives. Il s’agit d’aller vers ses structures là. ( IIEC). »
Autant, d’éléments qui viennent prouver si doute en était encore que la coalition vise une redynamisation à haute intensité. « Nous croyons à la raison d’être de notre existence. La bonne gouvernance, la transparence et la régularité dans la gestion des ressources naturelles d’un pays est l’avenir de ce pays, l’humanité et de son existence. C’est donc dans la poursuite de cette raison d’être que nous tenons à nous rassembler après chaque 05 années pour réexaminer notre parcourt qui n’est pas sain. » confie, Sylvanus Shulika Binla, le Point focal de la Coalition PUBLISH WHAT YOU PAY Cameroon.
La Coalition Camerounaise PUBLISH WHAT YOU PAY Cameroon est une association non partisane, démocratique, républicaine et à but non lucratif regroupant des organisations issues de la société civile unies dans leurs appels pour un secteur extractif ouvert et redevable, afin que les revenus tirés des industries pétrolières, gazières et minières servent à l’amélioration des vies des citoyens camerounais. PWYPCameroon plaide pour un Cameroun où tous les citoyens bénéficient de leurs ressources naturelles, aujourd’hui et demain.

À titre de rappel, la dernière assemblée générale s’est tenue en mai 2014 dans la jubilation juste 06 mois après que le Cameroun ait été déclaré pays conforme mettant en œuvre les règles et initiatives pour la transparence dans les industries extractives. Le 17 octobre 2013 à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Cette rencontre de trois jours a aussi permis le renouvellement de l’organe dirigeant. Il ressort donc qu’après délibération, Sylvanus Shulika Binla, du Service National Justice et Paix, Dupleix KUENZOB, de la Dynamique Mondiale des Jeunes, Solomon HOPE FOMEKUNG, du Service Œcuménique pour la Paix ; sont reconduits comme membres du bureau de la coordination de la Coalition PUBLISH WHAT YOU PAY Cameroon.



