Politique

France : gel des avoirs de Franklin Nyamsi pour six mois

Le gouvernement français a pris une mesure restrictive à l’encontre de Franklin Nyamsi, un intellectuel de double nationalité française et camerounaise. Par un arrêté conjoint publié au Journal officiel le 10 février 2026, les ministères de l’Intérieur et de l’Économie ont ordonné le gel de l’ensemble de ses avoirs financiers et économiques pour une durée de six mois.

Une mesure fondée sur le code monétaire et financier

Cette décision administrative, qui prend effet immédiatement, s’appuie sur les dispositions du code monétaire et financier, notamment ses articles L. 562-2-1 et suivants. Elle vise Franklin Nyamsi, également connu sous le nom de Nyamsi Wa Kamerun Wa Afrika, né le 31 mars 1972 à Sakbayeme au Cameroun.

Le texte stipule que tous les fonds, ressources économiques et actifs lui appartenant, détenus ou contrôlés par lui sont désormais immobilisés. La mesure s’étend également aux avoirs des personnes morales ou entités qu’il contrôlerait, ou qui agiraient sciemment en son nom. Pendant la période de six mois, toute mise à disposition de fonds à son profit, directement ou indirectement, est interdite.

Voies de recours et réactions politiques

L’arrêté prévoit que l’intéressé dispose d’un délai de deux mois pour former un recours gracieux auprès du ministère de l’Intérieur, première étape avant une éventuelle action contentieuse devant les tribunaux administratifs.

Cette décision a suscité des réactions dans les milieux panafricanistes. La militante Nathalie Yamb, elle-même sous sanctions de l’Union européenne, a dénoncé une procédure qu’elle estime menée sans débat contradictoire. Elle y voit, selon ses déclarations rapportées, une illustration de l’incapacité des autorités françaises à accepter les aspirations à l’émancipation des peuples africains.

Mesure strictement administrative à ce stade, elle place Franklin Nyamsi, professeur de philosophie et figure connue pour ses prises de position politiques, dans une situation financière contrainte pour les prochains mois, le temps de l’enquête ou de l’examen de son éventuel recours.

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