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Cameroun- présidentielle 2025 les confidences de Georges Clement MEKA sur son soutien à la candidature de Paul BIYA

"Je reste fidèle au Président Paul BIYA"

L’élite d’Akom 2, vice-Président de la Section RDPC Océan Sud-Est – Akom II, et Président du Mouvement de Défense de la Patrie s’est livré dans un entretien à bâton rompu, sur les sujets d’actualités dont la présidentielle d’Octobre prochain et son soutien à PAUL BIYA, président national du RDPC

Que pensez-vous de la situation actuelle du RDPC et du Président Paul Biya ?

Le RDPC, sous le leadership éclairé du Président Paul Biya, reste le pilier de la stabilité institutionnelle et politique du Cameroun. Contrairement à certaines interprétations pessimistes, je pense que notre parti est à une étape cruciale de son histoire, non pas affaibli, mais appelé à s’adapter aux dynamiques internes et internationales pour préserver le pouvoir, et consolider l’œuvre gigantesque engagée par le Président National

Les démissions en cascade de certains alliés ne perturbent-elles pas l’équilibre du RDPC ?

Ces défections ne sont en rien un affaiblissement du RDPC, bien au contraire. Elles témoignent de la vitalité démocratique que le Président Paul Biya, Père de la démocratie camerounaise, a instituée dans notre pays. Depuis l’indépendance véritable qu’il implante et qu’il a su incarner. Il fait preuve d’un leadership inégalé, en relevant les défis majeurs de souveraineté, d’unité nationale et de paix.

Et concernant les rivalités internes dans le parti ?

Le RDPC est un grand parti. Il n’a pas d’égal dans notre pays en termes de mobilisation, de structuration, d’enracinement territorial et d’ancrage idéologique. Mais il est aussi vrai que le défi actuel repose sur notre capacité à opérer un renouvellement lucide et ordonné de notre classe politique. Il est temps que de nouvelles compétences engagées, militantes de terrain depuis des décennies, soient appelées à porter le flambeau. Le Président l’a dit lui-même dans ses circulaires : renouveler, responsabiliser, moderniser.

Vous êtes-vous senti personnellement mis à l’écart dans ce processus ?

Je ne parle pas ici de moi uniquement, mais de nombreux camarades, fidèles, compétents, loyaux, qui œuvrent à fonds propres, souvent dans l’ombre, pour le rayonnement du parti. Pour ma part, je suis engagé depuis plus de 25 ans dans le RDPC. J’ai dirigé des structures en diaspora, j’ai défendu le Cameroun à l’ONU, au Sénat et au Congrès américain. Je suis Vice-président de section, notable, président de comité de développement… et pourtant, jamais investi à un poste électif.Je reste néanmoins loyal, car mon engagement n’est pas intéressé. Il est patriote.

Qu’est-ce qui bloque selon vous ?

Peut-être un héritage de logiques subjectives : mon “péché” serait d’avoir un parent déjà en fonction, comme si nos destins politiques étaient liés ! Mais il faut dépasser ces pratiques. Le RDPC ne peut pas être le théâtre d’exclusions fondées sur des considérations familiales ou claniques. C’est contraire aux valeurs de méritocratie que prône le Président Paul Biya.

Que ferez-vous si votre candidature n’est toujours pas retenue ?

Je resterais fidèle aux idéaux du RDPC, tant que le parti respecte ses principes. Mais si, malgré un engagement constant, loyal, actif, je suis encore écarté sans un juste fondement, je considérerai cela comme une rupture du contrat moral. La fidélité ne doit pas être à sens unique. Il y a des limites à toute patience. Je suis un militant discipliné, mais je suis aussi un homme libre, porteur d’une vision et d’un engagement au service du peuple.

Cela signifie-t-il que vous pourriez quitter le parti ?

Je ne suis pas en politique pour moi-même, mais pour servir. Si je suis empêché de le faire de façon injuste, illégale et non éthique, je serais obligé d’envisager toutes les options. Ce n’est pas une menace, c’est une vérité politique.

Vous rejoindrez ceux qui ont quitté le parti et les alliances, comme l’ex-ministre Tchiroma ?

Je respecte les choix de chacun, mais je reste fondamentalement fidèle au Président Paul Biya, tant que mes convictions sont en accord avec son projet. Je crois à l’engagement libre, pas à l’aliénation politique. Et je crois que l’Éternel créateur a choisi le Président SEM Paul Biya pour incarner la liberté et la stabilité du Cameroun. Je resterai son soldat tant que Dieu lui prêtera vie.

L’opinion publique pense que le RDPC disparaîtra avec le départ du Président Paul Biya, qu’en pensez-vous ?

Tout parti qui ne se renouvelle pas est voué à disparaitre. Il est vrai que notre Grand Camarade a marqué le parti de son empreinte, son successeur devra être à la hauteur des enjeux.

Un dernier message à la veille de l’élection présidentielle ?

Au peuple camerounais, je dis ceci : le Président Paul Biya n’est pas seulement un chef d’État. Il est le Président de la Libération. Il a jeté les bases de notre autonomie politique et économique. Les prochaines années seront décisives : soit nous consolidons cet héritage, soit nous risquons de confier notre destin à des aventuriers.

À mon parti, je dis ceci : pour rester fort, le RDPC doit se régénérer. Il faut renouveler 70 % de la classe politique, surtout aux échelons locaux et intermédiaires, là où les frustrations naissent. Il est temps de récompenser le mérite, pas les réseaux. C’est à ce prix que nous garderons la confiance du peuple.

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