Cameroun- Redynamisation de l’agriculture en milieu rural : La FOSPAC 2 tient ses promesses

Cameroun- Redynamisation de l’agriculture en milieu rural : La FOSPAC 2 tient ses promesses
La deuxième édition de la foire des semences paysannes du Cameroun lancée le 25 février dernier, vient de mettre la clef sous le paillasson. Une édition de plus qui tient ses promesses.
Pendant 03 jours les participantes à cette deuxième édition de la Foire des semences paysannes du Cameroun ont été édifiées et éclairées sur la nécessité de faire confiance aux semences fait maison dans la mesure où elles demeurent bio. Pour ceux qui aspirent à une agriculture sans produits chimiques ou recours au produits génétiquement transformés, il était question pour ces petits producteurs locaux de comprendre les enjeux de la sélection des semences paysannes de qualité en renforçant leur capacité dans le domaine. Pour Horthense Edzimbi, participante, « je suis motivée premièrement parce que je suis paysanne. En venant ici, c’est aussi pour découvrir toutes sortes de semences paysannes. La FOSPAC a ceci de particulier qu’elle donne aussi de la valeur aux paysans. Ce sont des semences produits avec nos mains ceci sans transformation chimique. Ici j’ai devant moi, la semence d’Okok, eru, le Nkelenkeleng, le gombo, le nkéa, le zom, le pistache et bien d’autres semences. » Un avis partagé par toutes parties de loin pour assister à cette foire dans l’arrondissement d’ESSE, département de la Mefou et AFAMBA ( Centre Cameroun). Selon Marie Crescence Ngobo, coordonnatrice du FOSPAC par ailleurs, Secrétaire exécutive du Réseau des acteurs du développement durable ( RADD), « Cette année, il fallait faire un lien, entre la première et la deuxième édition. Ce qui fait que, non seulement, nous exposons les semences mais aussi nous exposons les produits issus de tout ce que les femmes ont acquises en terme de semence lors de la première édition. Vous voyez donc que l’activité est pertinente. Ce qui nous encourage à continuer à promouvoir la semence paysanne au niveau du Cameroun. Puisqu’il faut toujours avoir un fil conducteur. » La précédente édition avait pour thème « la sauvegarde de la semence paysanne. » Cette année, c’était « la promotion et préservation de la semence paysanne de qualité et du système semencier paysan gage de l’autonomie semencière et alimentaire » « Ce sont ses thèmes qui ont conduits tous les travaux. Pendant les trois jours que nous avons passé ici, il y a eu des ateliers thématiques qui se sont construits » ajoute t’elle.
En matière de bilan de ces deux éditions, il est important de relever que beaucoup est fait pour revaloriser le système semencier paysan.

«Il y a un réseau entrain d’être mis sur pied. Un réseau qui n’est pas seulement national mais africain voir international. Nous avons un forum que nous animons régulièrement. Forum dans lequel, les membres essaient de continuer à creuser d’avantage par rapport à tous ce que nous avons fait ici. Nous avons en même temps toutes ces femmes qui ont appris à venir à cette activité et qui comprennent déjà le bien fondé. Ils se mobilisent pour pouvoir bénéficier des avantages liés à la semence paysanne au Cameroun. » conclue Crescence Ngobo. « je sors de Nnanga. Je suis à ma première édition entend que participante. Je suis donc venue comme observatrice pour que la prochaine je vienne avec beaucoup de semences. » réagit Marie Mkpat, une exposante satisfaites de sa première participation.




