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Amélioration des performances scolaires des apprenants dans les écoles de l’espace francophone : Les méthodes pour introduire les langues nationales sur la table de réflexion à Yaoundé

Amélioration des performances scolaires des apprenants dans les écoles de l’espace francophone : Les méthodes pour introduire les langues nationales sur la table de réflexion à Yaoundé

Depuis ce matin, et ce, jusqu’au 14 novembre prochain, à Yaoundé, au Cameroun, les experts venus de plusieurs pays de l’espace francophone, sont réunis autour de l’atelier de présentation et de partage du programme de l’enseignement bi-plurilingue et du plan d’élaboration d’un curriculum pour les écoles de l’espace francophone. Il est question pour eux, de réfléchir sur les méthodes d’introduction de ces langues nationales dans le système éducatif.

Le système éducatif se positionne en tant que vecteur dans l’acquisition des savoirs, de savoir-faire, savoir-être et savoir-faire faire. L’un des supports, est la lecture et l’écriture selon le fil du déploiement des pratiques pédagogiques. L’un des postulats résiduels de la vérification de certaines hypothèses est que la maîtrise de la lecture et de l’écriture est un fondamental dans le processus d’amélioration des apprentissages scolaires. Par ailleurs, enseigner et apprendre en langue nationale bonifie les chances de réussite scolaire et améliorent la qualité de l’éducation. Sous ce rapport, avec le concours de OIF, il a été mis en place un programme proposant une approche innovante pour un enseignement plurilingue en langue nationale africaine et en français.

Le programme Elan Afrique a pour objectif d’améliorer la qualité des enseignements et des apprentissages et promouvoir une éducation inclusive pour toutes et pour tous à l’Afrique sub-saharienne. En rappel, dans sa première phase, le dit projet s’est consacré aux plaidoyers et au développement des dispositifs d’accompagnement, puis, au choix didactique et méthodologique. Cette phase a été suivie d’une seconde ayant pour ambition de poursuivre le processus de mise à échelle de cette pratique éducative par l’élaboration d’outils de planification des actions de sensibilisation et la prise en compte des langues nationales dans les formations initiales des maîtres. Aujourd’hui, dans leur perspective de se projeter dans la durabilité, le programme a permis d’élaborer de nouveaux outils pour l’enseignement trilingue. D’où ces présentes assises.

L’atelier lancé ce jour poursuit 2 objectifs. Il s’agit de permettre aux participants responsables en charge des réformes et de la formation des pays partenaires d’avoir une meilleure connaissance des contenus et des programmes d’enseignement d’une part, et d’autre part de permettre de s’approprier le processus de conception et curricula bi plurilingue assorti des stratégies d’arrimage non seulement au réquis sociaux pédagogiques des pays bénéficiaires mais aussi aux orientations didactiques nationales. À cet égard, un examen critique est attendu et devrait permettre d’atteindre les résultats attendus de cet atelier. « je vous invite à accorder une attention particulière aux communications qui seront délivrés. Elles vous permettront de mieux aborder les travaux de groupe dans la perspective d’une atteinte optimale des objectifs visés par cette importante rencontre en supposant que le choix porté sur vous par le gouvernement de vos pays respectifs s’est fondé sur votre expérience votre abnégation et votre engagement…» a prescrit le Secrétaire général du ministère de l’Éducation de Base.

Parmis les pays représentés, se trouvent Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la RDC, du Sénégal du Togo, de la Guinée, de la Tunisie et même du Cameroun et plusieurs autres qui ont bien voulu faire le déplacement pour le Cameroun afin de prendre part à cette importante atelier.

 

 

Réaction

Remy Yameogo, attaché de programme École et langue ( ELAN ) à l’OIFAmélioration des performances scolaires des apprenants dans les écoles de l’espace francophone : Les méthodes pour introduire les langues nationales sur la table de réflexion à Yaoundé 4

Il s’agit aujourd’hui de réfléchir à la méthode de la prise en compte des langues nationales dans les systèmes éducatifs des pays partenaires. L’expérience part du postulat que l’enfant apprend bien quand les premiers apprentissages lui sont donnés dans la langue qu’il comprend et ses apprentissages sont solides et lui permettent d’aller à la conquête de d’autres connaissances. Le programme Elan accompagne aujourd’hui 13 pays partenaires dans l’introduction le déploiement et l’extension de l’enseignement bilingue, bi plurilingue ou multilingue qui associe les langues nationales aux français aujourd’hui. Il est question de se poser la question de savoir, comment faire en sorte que ces langues nationales entrent véritablement dans les classes et que ça puisse améliorer les performances scolaires des apprenants et améliorer également la qualité de l’éducation. On va parler également de la question de l’élaboration d’une politique linguistique. Vous savez que pour commencer à enseigner dans les langues, il faut une politique linguistique claire qui oriente les choix des langues à introduire dans les systèmes éducatifs. Il faut également qu’il y ait un curriculum qui soit véritablement bilingue qui prenne en compte le français et les langues nationales de sorte que les programmes qui vont être enseignés dans les classes tiennent compte des contenus dans les 2 langues. .. nous saluons au passage le ministère de l’éducation de base pour cet accueil chaleureux qui a été réservé aux participants et nous allons donc réfléchir à comment introduire la question de la didactique de l’enseignement Bi plurilingue dans les écoles de formation des maîtres et dans la formation continue des enseignants. Nous allons réfléchir également avec les concepteurs des curricula des pays partenaires qui sont présents à cet atelier là à leur donner des orientations pour voir comment ils peuvent orienter et élaborer des curriculums qui soient véritablement bilingue et qui soient différent de curriculum monolingue juxtaposés et on est presque conscient que la tâche n’est pas facile mais le travail doit être fait avec beaucoup de sérieux et nous sommes convaincus que les participants ici présents ont été désignés par leur pays respectifs et donneront le meilleur d’eux même pour l’atteinte des résultats.

 

 

 

 

 

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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