Samuel Billong appelle à la fin de la privatisation du scanning portuaire

Le président du Mouvement Réformateur, Samuel Billong, a publié une déclaration officielle dans laquelle il alerte sur la persistance de graves perturbations dans le contrôle des conteneurs au Port Autonome de Douala (PAD). Malgré les interventions gouvernementales antérieures, la situation demeure critique, affectant directement les opérateurs économiques et l’image du pays.
Un appel à l’action présidentielle
Dans sa déclaration, Samuel Billong s’adresse directement au président de la République, Paul Biya. Il l’exhorte à prendre des mesures pour mettre un terme, dans les meilleurs délais, au processus de privatisation des opérations de scanning aux points d’entrée du territoire national, notamment dans les ports et aux frontières. Cette privatisation est présentée comme une source majeure des désordres observés.
Dysfonctionnements et déloyauté institutionnelle
Le Mouvement Réformateur dénonce une situation qu’il qualifie d’« ubuesque » au PAD. Il souligne que le blocage perdure en dépit de l’arbitrage rendu par le Premier ministre et des instructions formelles adressées par le gouvernement au directeur général du port, Cyrys Ngo’o. Le parti politique pointe une « déloyauté » de ce dernier envers les autorités gouvernementales, qu’il considère comme la cause directe de la crise.
Pour rétablir un fonctionnement conforme à l’intérêt public, l’organisation appelle les administrateurs du PAD à faire preuve de responsabilité. Elle les invite à appliquer strictement les dispositions de la loi n°2017/011 du 12 juillet 2017, qui fixe le statut général des entreprises publiques.
La primauté de l’intérêt général en question
Au-delà des aspects opérationnels, la déclaration met en lumière un enjeu de gouvernance fondamental. Samuel Billong déplore la « prépondérance des intérêts privés de certains responsables et officiels de l’État sur l’intérêt général ». Selon lui, cette prééminence des considérations personnelles serait la cause profonde des désordres qui paralysent le principal port du Cameroun, avec des répercussions néfastes sur l’économie nationale.
L’intervention du Mouvement Réformateur place ainsi la gestion du Port de Douala sous les projecteurs de la vie politique, en l’associant à des questions de transparence, de loyauté institutionnelle et de respect des procédures légales.



