ActualitéEditorialMis en avant

Cameroun-Le devoir de logique dans la démarche politique

 L’année qui vient de s’achever a été marqué par la tenue de plusieurs échéances électorales, auxquelles bien évidemment n’ont pas pris part toute les formations politiques, pour divers raisons dont l’une et pas des moindres, concernant la réforme consensuelle du code électoral, élément central pour l’organisation crédible des élections.

Dans cette logique, plusieurs citoyens ont dû subir, des privations de liberté à travers des procès devant les intenses juridictionnelles du pays.

Sauf que politiquement rien n’a bougé sur cette question précise, et pourtant ce ne sont pas les occasions légaux qui ont manquées. L’année qui s’achève a connu pas moins de 4 sessions parlementaires, sans jamais poser sur la table cette question s’y importante à en croire les acteurs politiques et même de la société civile.

Dans cette logique, on s’attendrait en temps normal, que la résistance entamée par certaines formations politiques ne baissent point la garde, du moins à la bonne compréhension de l’idéologie qui a soutenu le boycotte des processus électoraux de l’année 2020.

Mais comme par magie, on se retrouve dans une campagne de sensibilisation pour les inscriptions sur les listes électorales, vu que le processus est lancé tous les ans, à la date du 1er Janvier jusqu’au 31 Aout.

Vouloir Comprendre

Comment comprendre ces appels qui se multiplient pour inviter les citoyens à s’inscrire sur les listes, d’autant plus à en croire, les différents acteurs engagés, un des problèmes qu’est supposé résoudre la réforme du code électoral, concerne aussi la gestion des données de la refonte du fichier électoral, qui crée débat, au moment de la publication des chiffres, par le conseil électoral en fin de campagne au soir du 31 Août.

Un problème récurent au moment des élections, où bon nombres de listes des électeurs affichées devant les bureaux font parfois l’objet des contestations, lors des différents contentieux devant les intenses de justices. Le contentieux post électoral de la présidentielle de 2018, devant le conseil constitutionnel, a vu cet argument évoqué, à plus d’une reprise, par les différentes parties plaignante.

Questions:

Comment peut-on penser réformer le système électoral sans toucher, le processus d’inscription sur les listes, au point de le laisser se poursuivre normalement ?

Quelle assurance ont ces acteurs politiques sur la crédibilité du verdict final, issu des décomptes des chiffres rendus publics par  l’organe en charge des elections tant contesté?

En l’état actuel, comment s’assurer que les mêmes causes ne produiront les mêmes effets ?

A quel jeu, se livre les acteurs politiques sur cette question précise ?

Des questions que se posent en toute logique les citoyens, pour tenter de comprendre cette fois la démarche politique, des différents acteurs, sur la question centrale de la réforme du code électoral.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page