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Cameroun- Travaux publics : Virginie Lekeufack propose des solutions pour réduire la gabegie financière 2019

Une réflexion entre les  services centraux et déconcentrés du  ministère des travaux publics s’est tenue, à cet effet,  du 21 au 22 janvier dernier à Yaoundé.

Le spectres du scandale de la construction de 09 km de route hante encore les couloirs du Ministère des travaux publics. Pour mettre un terme à cette situation sombre qu’a traversé le ministère, la Conférence annuelle des services centraux et déconcentrés du Mintp, présidée par le ministre des travaux publics, Emmanuel Nganou DJoumessi ; a focalisé un de ses thèmes majeurs, les stratégies à adopter pour la réduction des coûts liés à l’entretien et la construction des infrastructures routières.

Raisons
Selon des études de la Banque mondiale (BM), la construction des routes au Cameroun coûte plus cher que dans les pays africains de niveau de développement comparable, mais surtout ne répond pas toujours aux normes. Le ministère des Travaux publics, ingénieur de l’Etat, voulant en finir avec cette réalité peu reluisante a convié les experts en la matière à se  pencher sur le sujet en ce début d’année 2019.

Virginie Lekeufack propose
De la phase d’études à la phase de réalisation du marché, plusieurs acteurs interviennent. En rappelant les attributions des uns et des autres, Virginie Lekeufack, directeur général des études techniques a formulé quelques propositions d’approches pour une maîtrise des coûts.
Sur la qualité des études préalables, Virginie Lekeufack propose de suivre à la lettre le guide méthodologique de maturation des projets d’infrastructures en cours de validation au Mintp. Il faudra également faire une bonne estimation du coût prévisionnel des travaux. Ici par exemple, les prix unitaires devront découler des sous-détails élaborés et non plus des prix moyens pratiqués. Les prix élémentaires des intrants devront aussi refléter la réalité du marché, entre autres. Pour une bonne maîtrise des coûts, il est aussi préconisé la vérification de la maturité complète du projet avant le lancement, tel que préconisé par le décret du Premier ministre du 21 juin 2018 régissant le processus de maturation des projets d’investissements publics. Il faudra s’assurer de la libération des emprises, l’un des obstacles au déroulement effectif de nombreux chantiers. Le Matgenie, acteur important de l’entretien routier, pourrait aussi jouer sa partition, mais il faudrait au préalable renforcer son dispositif. Le paiement dans les délais des travaux pourrait également contribuer à changer la donne.
C’est avec beaucoup d’intérêt que les responsables du Mintp ont suivi cet exposé. Selon le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, il est question de faire plus avec peu, sans toutefois léser le niveau de praticabilité    des axes routiers tout en misant sur la durée. « Même si un linéaire important (100 000 km) relève désormais de la compétence des communes, le Mintp restant le garant de l’entretien routier, se doit de rester vigilant », a poursuivi Emmanuel Nganou Djoumessi.
D’autres thèmes ont meublé ces deux jours, notamment la mise en œuvre des transferts de compétences aux municipalités en matière d’entretien routier.
La conférence annuelle s’est achevée, hier, par une cérémonie de présentation de vœux au ministre Emanuel Nganou Djoumessi, maintenu au ministère de travaux publics après le remaniement du 04 janvier dernier.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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